#43

J’avais décidé que ce weblog devait être l’occasion pour moi de rendre compte de vraiment tous les livres que je lis, et je réalise brusquement qu’il y en a un que j’ai lu ces derniers temps (je ne sais plus exactement quand je l’ai terminé), et dont j’ai oublié de parler.

So, for the sake of completeness: lu Rupert of Henzau d’Anthony Hope. Il s’agit de la suite directe de The Prisoner of Zenda. J’avais lu qu’il était un cran en-dessous, et je confirme… Un rien trop long, un rien trop en demi-teintes, il lui manque l’incroyable énergie et la joie de vivre communicative du Prisoner of Zenda. Quant à sa fin, sur une note particulièrement triste, je ne suis pas certain qu’elle convienne à un roman de cape-et-d’épée — qui par nature devrait être enlevé & vif pour bien fonctionner. Il me semble que la noirceur ne convient pas au teint de ce sous-genre futile… Ceci dit, par définition un roman à demi raté est donc un roman à demi réussi: il y a beaucoup d’excellents passages dans Rupert of Henzau.

Rien à voir: je lis en ce moment un recueil de nouvelles de Doris Lessing, Un homme et deux femmes (en VF pour une fois: prêt d’une copine). Sidéré & extrêmement séduit par l’acuité de vision de cette autrice (que je n’avais jamais encore lu). Je trouve renversant de parvenir à ainsi dépeindre des individus, de nous y attacher, d’en décrire les émotions avec tant de précision — tout en demeurant en-dehors d’eux.

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