#326

En surfant à la recherche de reproductions de tableaux, afin de créer les liens pour mon prochain journal de voyage, je viens de découvrir un formidable site: Artchive, d’une richesse réjouissante & aux repros de grande qualité (ce qui est loin de toujours être le cas sur le web). Le tout accompagné d’articles puisés à de mutiples sources.

Du bonheur pour les yeux, de quoi apaiser au moins un moment ma frénésie esthétique… Ou, pour citer mon complice, « une longue série de sensations fortes, prodigalité d’images aberrantes à force d’être belles; par l’art, naturel ou adhérent, l’expérience décuplée d’une intime connexion aux mondes que j’habite. »

#325

Un de mes amis les plus proches & les plus chers, Raphaël Colson, vient de lancer un nouveau site web: Kritikator. La chose est encore passablement en construction, mais d’ici une quinzaine de jours ce sera pleinement opérationnel. Objet du site: chroniquer des films & donner sa propre vision de l’actualité. Vision ô combien anarchisante, et fortement teintée d’anti-américanisme, vous voilà prévenus (sorry, Johnny…). Et de fait, c’est le terrible Michael Moore qui fait l’objet de son premier dossier.

Toujours sur le plan des liens amicaux, je découvre tardivement que ma copine Zabeth a changé de blog — après en avoir lancé un pour ses mois de grossesse, elle raconte maintenant les premiers mois de sa petite Sonia, c’est tendre & touchant.

Amis encore: je tape ceci tandis que dans le salon des effluves musicales s’échappent de la chaîne, en provenance de la station locale « Sol », sur laquelle une fois par mois officient mon cher coloc Olivier & mon vieil ami Thierry. Progressive rock à l’honneur — je ne suis pas dépaysé! 😉

#323

*bâille*

Si mon jeune camarade Olivier a déjà eu le courage de donner son propre point de vue (ce qu’il a joliment intitulé un « British Counterpoint ») sur la première journée de notre voyage en commun à Paris & Londres, pour ma part je n’en éprouve pas encore le besoin & n’en ai pas l’énergie présentement.

Je laisse infuser en moi ces intenses moments esthétiques, ces découvertes & redécouvertes. Placé sous le signe du paysage (pictural aussi bien que naturel), ce voyage fut kilométriquement épuisant & demande bien deux petites journées de farniente afin d’en résorber/cogiter toutes les résonnances.

Sous un ciel dont le gris vaut bien celui de Londres, je coule donc un week-end de lecture paisible. Qui, histoire de ne pas se sevrer trop vite de l’ambiance anglaise, débuta par l’improvisation d’un English breakfast (enfin, plus un brunch qu’un breakfast, vu l’heure qu’il était). Nouvelles de-ci de-là, romans de Michael Kurland à propos du Professeur Moriarty (le double de Sherlock Holmes), exploration paresseuse des bouquins rapportés (en petit nombre pour une fois). Et musique bien sûr — une semaine sans musique, c’est déjà presque trop.

Et comme un plaisir ne vient jamais seul, mon éditrice m’a envoyé la couverture de mon prochain bouquin, Le Dictionnaire féerique — et c’est superbe! Je suis aux anges.

#322

De retour d’une semaine de séjour à Paris (une journée au musée d’Orsay) & à Londres (la ville de mes rêves). Une semaine de bonheur, dense, intense, instructif, esthétique, urbain, contemplatif, amical… Et serein je suis de nouveau, pour le moment. Nul doute que mon boulot de fou (je parle de la librairie la plus speed à l’ouest du Mont Oural) se chargera sans trop tarder de me remettre la pression, mais pour l’heure je savoure sans réserve le calme intérieur retrouvé.

Encore une journée de repos avant le retour au blockhaus commercial. Peut-être trouverai-je demain l’énergie, l’envie, de commencer à mettre au propre mes notes & impressions.

En attendant: je suis fier & heureux de faire une émule de plus à la pratique du weblog, en la personne de ma camarade & néanmoins documentaliste Lily. Fleur de Citron est le titre de ce nouveau weblog, qui débute sous les auspices d’une belle rêverie urbaine — c’est si bien qu’on dirait du moi! ;-D