#342

Des lectures surtout orientées vers la peinture, en ce moment: un énorme bouquin sur les impressionnistes américains; un autre sur Manet, Monet & la gare St Lazarre; la succulente bio d’Assouline sur Paul Durand-Ruel…

Et puis Olivier qui me fait lire le début d’un article de Michel Butor, établissant une comparaison entre L’éducation sentimentale de Flaubert (dont j’ai repris la lecture après une période de trop fort morcellement) et l’oeuvre de Claude Monet.

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer, tant me semble lumineuse la manière dont il évoque « la division des couleurs dans l’oeuvre de Monet, le traitement en petites touches » qui « dédouble la surface de la peinture. (…) Chez le peintre impressionniste la main se montre, s’exalte, et nous avons toujours le sentiment de voir deux choses à la fois: non seulement ce que la peinture représente, mais aussi la peinture elle-même. Lorsque nous regardons une « Cathédrale de Rouen », certes l’édifice se montre à nos yeux, mais la surface de la peinture vient en avant du sujet même. »

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