#465

From SwissRe to Christchurch (suite)

Noté le mercredi 10 septembre 2003 (suite aussi…)

Oserai-je l’avouer? Jamais encore je n’avais voyagé en taxi londonien. Depuis tant d’années que je voyais passer ces énormes scarabées noirs, l’un des symboles de ma ville aimée. Et bien soit: je l’avoue. Et grâce soit rendue à Mireille qui décida que porter nos bagages depuis l’hôtel jusqu’à la gare de Paddington était tout simplement hors de question.

Observer Londres depuis l’habitacle à la fois vaste & sombre d’un taxi, plafond bas & conduite coulée, quel luxe délicieux. Encore une autre manière de voir la ville.

Moins confortable sera le train: imaginez que les Anglais ont inventé les wagons de banlieue à cinq places frontales. Étroites, les places, forcément. Et quant au couloir… Les passagers doivent se contorsionner afin de se glisser entre les sièges. Mais enfin: nous voici en chemin (de fer) pour Oxford.

Au bord de la voie, juste après Slough, vision délicieusement industrielle: l’usine Horlicks, une grande bâtisse de brique austère, dont la grande tour crénelée, telle une sentinelle médiévale, voisine avec une haute cheminée noircie, qui semble figurer sa lance. Étonnant compromis entre l’entreprise industrielle & le château écossais.

Oxford ville de contrastes? Juste devant la gare s’érige une grande ziggourat verte, & à deux pas de là se trouve l’enseigne paradoxal d’un petit restau nommé « The Oriental Condor »…

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