#485

Tableaux Tuileries (1)

La raison: une conférence à donner à paris, le jeudi 6 novembre. je pensais y aller seul, forcément, me voyais déambulant dans les expos & m’installer dans des bistros pour écrire un peu de Bodichiev. Sans voir grand monde: dix-sept ans que je suis sociable par profession, ouf, j’en ai un peu assez, ressent le besoin de respirer & de prendre le temps, enfin. Agoraphobie, claustrophobie, tout ça-phobie. Et puis Olivier s’est libéré, il avait envie de venir avec moi: hé hé, chic alors! Pas la peine de m’étendre sur mes relations avec lui: juste dire que sa présence m’est toujours une évidence. Complicité est le maître mot. Alors va pour Paris: flânerie à deux, pas d’écriture mais beaucoup de marche & pas pour autant besoin de voir du monde.

Ah, c’est toujours un peu le dilemme lorsque l’on va à Paris: tant de copains, de copines, tant de monde qu’il me serait possible de voir. Tiens, Jean-Paul par exemple, pas vu depuis une éternité. Ou Jean, auquel nous téléphonerons peut-être. Deux rendez-vous quand même: avec Seb (finalement déprogrammé, j’avais mal calculé notre emploi du temps) & avec Fab (déprogrammé itou, on s’était pas compris). Pas de gens, alors: des lieux, des tableaux, Paris la grande. Des rues & des oeuvres d’art, en cinq jours d’une intense nonchalance. Eh, c’est cela le vrai luxe d’aujourd’hui — ralentir son horloge interne, faire un pas de côté afin d’éviter la quotidienneté affairée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *