#522

Reçevant ce matin le numéro 34 de Nouvelle Donne, passionnant magazine consacré à l’art de la nouvelle, j’y lis avec surprise & tristesse, mais aussi admiration, l’article où Francis Mizio explique brutalement qu’il « raccroche les gants ». Comment, un écrivain, un tel écrivain, qui déciderait de tout arrêter?! Allons donc, non, je ne veux pas le croire — mais mince alors, Francis, tu ne peux pas nous faire ça? Flûte, moi qui ne cesse de déplorer qu’en France la littérature est triste, sérieuse, chiante (par opposition à la littérature britannique)… Et l’un des rares mecs à écrire drôle, à me faire vraiment rire, un auteur qui sait aussi bien mêler le grinçant & le léger, arrêterait tout de go?

J’aimerais croire que le père Mizio nous fait une esbrousse, mais je sais l’animal têtu, alors je crains qu’il n’arrête effectivement. Ce con! Et je suis touché, me sens concerné, forcément, lorsqu’il écrit « j’ai décidé que désormais, puisqu’il serait sale de voiloir vivre de l’écriture, alors qu’il semble être sain de vivre de l’édition, je n’en vivrai donc plus, mais je ne publierai alors plus que chez ceux qui ne vivent pas de l’édition. Entre gens faméliques animés par un sentiment de nécessité et la même passion, on devrait au moins se comprendre. »

Reviens, Francis: y’en a qui t’aiment.

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