#798

Le matin

Un bruit cognait dans le sous-sol de ce palais, vaste étendue de marbre brillant, d’ivoire lisse et de grands escaliers à la Lubitsh. Je faisais frire des petits poissons pour mon chat lorsque le bruit a débuté, allant en s’enflant, jusqu’à ce que je me décide à descendre l’escalier en pierre blonde, aux fenêtres garnies de vitraux multicolore. Dans le salon, un peu d’eau formait une pellicule fraîche sur le carrelage. Je m’assis sur le grand canapé blanc, le bruit battait toujours, comme un coeur, je le sentais contre moi, m’y blottissai, ainsi je n’étais plus seul – mais si, bien sûr, je le suis tout le temps, contre qui me blotissai-je?

Je me réveille brusquement. Je suis seul. Juste le froid d’une brise venue de la fenêtre, qui me glace la poitrine. Pas un son dans l’appartement, jusqu’à ce que la chatte réalise que je suis réveillé, qui vient quémander une caresse en miaulant.

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