#1115

Les Moutons électriques reçoivent quasiment un manuscrit non sollicité par jour. Pourtant, nous ne voulons pas de manuscrits, l’avons souvent dit, et indiqué sur le site. Mais il y a toujours des would-be-writers qui ne prennent pas le moindre renseignement avant d’envoyer leur tas de feuilles à l’aventure. C’est dommage, ça nous fait en tout cas du papier de brouillon, et le plus drôle – rire jaune – est lorsque nous répondons (si l’auteur a indiqué un email), la réponse classique: « que cela ne vous empêche pas de le lire, si vous en avez envie ». Ah ah ah. Long rire douloureux.

Rien à voir: dans la rue, j’entends tout le temps des gens rejouer leurs conflits, on dirait que la réinterprétation (au sens théâtral, « reinacting » en anglais) des conflits est un sujet majeur des conversations, peut-être un moyen de mieux comprendre des relations humains conflictuelles: « Alors j’uis ai dit », « et puis ém’a répondu »… L’engueulade comme sens à la vie?

2 réflexions sur « #1115 »

  1. Comment peut-on, aujourd’hui, imaginer qu’on va être lu en envoyant un manuscrit ? Il y a des gens qui ne savent pas qu’un ordinateur ça existe ? Que les écrivains soient un peu éloignés des contingences matérielles, cela peut se concevoir, mais à ce point !

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