#1177

« Dans cette époque où pullulent les yogis, il est trop facilement accepté que le non-attachementest non seulement meilleur qu’une acceptation de la vie ici bas, mais que l’homme ordinaire le rejette uniquement parce qu’il est trop difficile à pratiquer: en d’autres termes parce que l’être humain normal est un saint manqué. On peut douter que cela soit vrai. Beaucoup de gens ne souhaitent en aucune manière être des saints et il est probable que ceux qui parviennent ou aspirent à la sainteté n’ont jamais éprouvé beaucoup de désir pour les êtres humains. Si on pouvait remonter jusqu’à leurs racines psychologiques, je crois qu’on découvrirait que le principal motif du non-attachement est le désir de fuir la douleur de vivre, et par-dessus tout, de fuir l’amour. Lequel, qu’il soit sexuel ou non, est un dur travail. » (George Orwell)

2 réflexions sur « #1177 »

  1. On entend aussi un grand nombre de gens prôner le non-attachement pour expliquer, pire, poser en exemple, leur attitude de désintérêt total de ce qu’il arrive aux autres. Alors que le véritable yoga passe par un « non-attachement » pour parvenir à une compassion très grande (j’ai failli écrire « universelle »)

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