« Des fumerolles s’élevaient encore des ruines du bâtiment lorsque je parvins à y pénétrer. L’incendie avait dévoré les laboratoires, le métal de leurs parois partant tel du papier dans les flammes. Ces gros coffres au blindage cabossé, disposés derrière les étables, servaient jusqu’alors d’abris pour les travaux d’analyse de la laiterie. Il n’en restait plus que d’affreux chicots noircis, distordus, des carcasses déchiquetées dont l’une avait roulé sur les caillasses jusqu’à un bouquet de jeunes pins. Ayant stoppé la course de l’ancien frigo, les arbres avaient commencé à brûler à leur tour. L’un était parti en torche, jusqu’à faire explosion. Les trois autres ne tendaient plus vers le ciel que des pieux calcinés. »
Les Vents de Spica, premier paragraphe…