#1432

Firenze / 1 (où le capitaine commence par râler un peu)

Somme toute, il est rassurant de constater combien il y a certaines constantes dans nos civilisations occidentales: à Florence comme partout ailleurs, les bibliothécaires sont revêches et l’administration postale barbare.

La Bibliothèque nationale est un très beau et grand bâtiment qui, ouvrant sur un petit square qui donne sur le quai de l’Arno, présente un sévère portique de colonnes sombres, tandis que sur le côté, l’édifice acquiert un charme à la Radcliffe Camera. Mais à l’intérieur… Eh bien: « Visita? No! » fait une cerbère froncée au chignon serré. Cette bibliothèque est plus sévèrement gardée qu’une banque: portillon anti-terrorisme et interdiction de pénétrer. Je n’avais jamais vu ça. On prend la littérature vraiment au sérieux, en Toscane.

Bref: un peu plus profond dans le quartier de Santa Croce, un unique bâtiment moderne exhibe sa vilaine face anguleuse seventies, aux délicates teintes de béton pisseux et de crasse grisâtre. Il s’agit de la Nueva Poste. En face de cette pustule postale, seule à dépareillé le centre historique, un café propose parmi ses glace une « soupe anglaise » (zuppa inglese) dont je n’identifie pas la composition, mais dont la couleur jaune marbrée de brun accompagne un goût fortement caramélisé assez agréable (nous découvrirons plus tard qu’il s’agit de crème anglaise).

(à suivre)


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