#1606

Suite suisse /5

Eh, il serait temps que je finisse mon compte-rendu de week-end suisse, vu que je pars demain en Belgique… Alors, où en étais-je? Genève: ce fut mon étape suivante. Le camarade Vinx vint me cueillir à la gare, et tout de suite commença un séjour étonnament gastronomique… Ce n’est pas que j’avais mal mangé à Lausanne, du tout, mais à Genève Vinx me fit découvrir des choses inconnues en France. Tout d’abord, pour midi, il m’entraîna dans le « quartier chaud » afin que l’on mange un kebab. Rien que de très ordinaire, me direz-vous? Mais non: en fait, c’était bien un donner mais un shawarma, succulent sandwich de viande d’agneau plein de sauces différentes — miam! Ô combien différent des kebabs un peu secs que l’on consomme en France.

Tour du lac, promenade dans la ville, montée dans la vieille ville, minuscule mais belle, passage par les archives municipales pour que Vinx me fasse consulter un vieil ouvrage — à la complète stupéfaction de la bibliothèque, qui ne doit pas souvent voir des touristes —, ce fut une journée très dense et formidablement enthousiasmante. Il faut dire que Vinx est toujours d’une énergie communicative. Au passage, il avança l’idée pour, non pas un, mais deux tomes de la « bibliothèque des miroirs » — fort, le gars. Pause dans un bar, le temps de boire un délicieux jus de gingembre (?!?), puis nous allâmes rendre visite à la mythique librairie de bédé Papiers gras, dont le maître des lieux nous reçu avec chaleur. Nouvelle arrêt, sur une belle esplanade, poru boire un « thé de menthe ». On se raconte nos vies, Vinx me montre l’arbre selon lequel on détermine à Genève l’arrivée du printemps, puis direction le tramway, pour rentrer chez lui.

Vinx nous fait descendre largement avant son arrêt, pour que nous puissions cheminer dans un bout de forêt, au bord d’un étroit canal. Soudain, l’animal me sort que c’est chouette que ce soit de nouveau la saison de l’ail des ours. Heing? La saison de quoi? Tu ne connais pas?! s’exclame-t-il et derechef de sortir du sentier: le tapis de feuilles vertes, là, tout le sous-bois, c’est de l’ail des ours. Il se baisse pour m’en cueillir un brin, le froisse: une piquante odeur aillée. Et ça se mange! Vinx en ramassa deux petites poignée et, chez lui, les lava soigneusement avec de les piler, puis, mélanger à du beurre, d’en faire des tartines. Eh, c’est bon — un peu comme si l’on mangeait une tartine de ciboulette, c’est frais, piquant, vert.

Arrive sa copine, qui ne va pas tarder à passer à la télé — son blogue culinaire et une campagne contre les fruits hors saison en ont fait une « gloire » locale. (zut, zut, je ne retrouve plus sa carte, pour vous indiquer l’adrelle) Après le journal télé, nommé ici le télé journal, nous reprenons le tramway: par chance, leur restau érythréen favori est ouvert aujourd’hui. Oui, érythréen. C’est-à-dire, la même chose qu’un restau éthiopien, entre nous soit dit. Et tout aussi fameusement bon, d’une copieuse rusticité — on mange avec ses doigts, en saisissant la viande fondue dans la sauce avec des morceau de crêpe, miam de miam!

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