#1616

Été hier soir au cocktail d’ouverture du Bal du Droit, à l’université Lyon 3. L’ancienne manufacture des tabacs devenue fac, transformée en immense boîte de nuit par les bons soins de mon Axel. Surprenant, un autre monde. Une formation de chambre joue sous un arbre un peu de Vivaldi. Champagne, petits fours, dans la cour centrale autour de la grande sculpture métallique. Des lumières tournoient, des tables au linge blanc ont été disposées dans les allées. Les mecs sont tous en costume-cravate, c’est obligatoire. 600 invités: je trouve que ces djeu’ns VIP sont souvent… peu jeunes. Est-ce la droite qui veut ça? Beaucoup de types trapus, moches, début de calvitie, bide. Ou bien des tronches de mafieux, cheveux longs et air arrogant. Tout ce petit monde ne m’est guère sympathique, finalement — fort heureusement, les garçons que je connais et apprécie sont pour leur part beaux et « normaux », pas des gros beaufs suant dans leur costard.

Concert au sous-sol, dans la cafét, mais hélas les Woosters, le duo d’Axel & Victor, ne pourront pas jouer, et le passage des groupes des deux Pierre est programmé pour trop tard pour moi… Un tour à la salle « piano-bar », ambiance kitsch. Un autre dans la salle salsa, idem. Avant de quitter les lieux, j’ai tout de même la curiosité de faire le tour de l’étage — une douzaine de classes transformées en autant de cellules à guincher, boum-boum électro omniprésent, la foule enfle, les entrées payantes commencent à affluer, il y aura plus de 3000 jeunes à emplir la manu. Je quitte les costumes sombres et les lumières pulsantes, non sans croiser l’organisateur, pâle, tendu, mais visiblement excité par la réussite de cet étonnant événement. Je songe aux bals de fin d’année des séries américaines.

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