#1736

Fini hier soir de lire La Reine des lumières, le dernier Mauméjean — une uchronie pour ados, particulièrement entraînante, j’y ai retrouvé à la fois l’énergie de son Ère des dragons et la dose d’échanges dialogués que demande le genre. Repris ensuite les Jardins publics de Pierre Sansot, d’une belle poésie urbaine — régulièrement interrompu par les rires d’Axel, qui pour sa part reprenait sa lecture du journal de Léon Bloy. Me suis endormi très tard, en écoutant la tempête rouler au dehors des vagues mugissante, et les embruns frapper la vitre. Doux confort de se savoir à l’abri et de n’avoir pas même à sortir le lendemain. Ce matin, les esprits tempestaires couvrent toujours la ville de leur manteau houleux, des perles de grisaille éclatent aux fenêtres.

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