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Notes d’un piéton de province monté à la capitale (4)

Revu mon vieux camarade Bernard Joubert, dont j’avais fait la connaissance lors de mes études bordelaises et que je n’avais plus croisé depuis 1991. S’il y a un avantage à l’âge, c’est celui-là: avoir des copains de longue date, que l’on peut revoir par hasard et avec lesquels on poursuit une conversation comme si jamais on ne s’était quitté. Une familiarité tranquille, naturelle.

Une autre plongée dans l’art plutôt qu’une simple exposition: la soucoupe de Zaha Hadid s’est posée devant l’Institut du monde arabe. S’il y a bien quelques maquettes de bâtiments conçus par la grande architecte anglo-irakienne, le principal est ailleurs: primo dans l’intérieur de l’espace d’exposition, un pavillon tout en courbes blanches et noires, dont les « cloisons » sont ds tissages d’épaisses branches en plastique noir, qui se tordent dans une sorte de réinvention seventies des volutes de l’Art nouveau. Elles supportent de temps en temps des voiles translucides, écrans sur lesquels sont projetés des films. Pas n’importe quels films: des explorations virtuelles de projets ou de réalisations architecturales du cabinet Zaha Hadid Architects, généralement en modélisations 3D. Ces immeubles aux convolutions végétales surgissent sur grand écran, la caméra tourne autour, c’est vertigineux. Cependant… en fait d’expo, il s’agit plutôt d’un showroom — une campagne publicitaire pour Zaha Hadid Architects, dont l’imaginaire semble désormais se concentrer sur des floraisons de groupes de tours. Mais si séduisantes, ces tours.

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