« Il faut que le merveilleux soit vrai, qu’il y ait non immédiatement une terre de rêve (cela n’a pas de sens d’imposer une transformation immédiate et merveilleuse, c’est perdre tout) mais des traces certaines de merveilleux, tout simplement que des événements prouvent, révèlent que nous avons raison de le désirer et tort de le nier, que nous pouvons l’attendre, que nos arts et nos littératures ne demeurent pas l’expression seulement d’un ordre abstrait de la justice et de la beauté, mais risquent parfois d’établir d’une manière ou d’une autre un dialogue direct avec je ne sais quels êtres miraculeux si peu que ce soit. » (André Dhôtel, La Littérature et le hasard)