Le soleil en rayons éblouissants fuse entre deux nuages d’orage et fait luire la bourrache toute neuve dans un terrain vague, auprès des bouquets de coquelicot. Dans le nouveau quartier, les trois citernes devenues rouges se réinstallent, seule victoire patrimoniale au sein de cette dystopie cynique où rivalisent blockhaus géant et copies d’édifice fasciste. Des corbeaux bavassent au fond des rues molles.
Archives de catégorie : journal
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#6031
#6030
En ce samedi printanier, balade au jardin botanique de la rive droite pour observer les floraisons et bourgeonnements tout frais. Les grenouilles s’époumonaient, les chenilles processionnaient, les alevins frétillaient. Le reste de la promenade s’avéra plus minéral et moins attrayant, dans les vilains nouveaux quartiers aux immeubles serrés et médiocres où rien ne distingue plus Bordeaux de Villeurbanne ou de Massy : le nivellement par le vulgaire architectural.
#6029
Parti tôt ce matin, c’est avec une certaine alarme que, depuis ma fenêtre de bus, j’ai observé l’enchevêtrement précaire et confus de toutes ces mobilités urbaines, les piétons filant comme des dytiques sur l’asphalte, les vélos en frêles sauterelles, les hannetons des voitures et les grosses chenilles grises des tramways croisant les fils tressés par ces araignées de scooters, des trajectoires en tous sens qui agitent les toiles et la trame des rues.

