Lire simplement pour le plaisir: pas forcément une occasion si fréquente que cela, lorsque comme moi on lit le plus souvent avec en toile de fond une préoccupation de documentation pour tel ou tel projet. Cela constitue donc une jolie relaxation. J’ai terminé le Shadow Year de Jeffrey Ford — délicieux, sombre, étonnant, un vraiment très très grand livre, sous ses dehors modestes. Là je suis en pleine cure de Charles de Lint. Longtemps que je n’en avais pas lu: cinq volumes de retard. Bon, surtout des petits volumes minces, mais quand même. Dingo, Little (Grrl) Lost, Promises to Keep… Je retrouve avec beaucoup de bonheur la petite musique de cet auteur canadien, toujours juste, toujours touchante. Je vais partir presque une semaine, du 16 au 21, et ne sais encore ce que je vais emporter avec moi. Peut-être des Alexander McCall Smith, j’en ai également plusieurs de retard et j’ai des envies d’Écosse — pour l’icono de mon étude autour de Harry Potter j’ai demandé à un ami, Nicolas Le Breton, de me filer les photos de son voyage. Et ce fut un choc: bon sang que ce pays est beau! Du coup, je regarde une série documentaire britannique de l’historien Neil Oliver (j’adore son accent…) sur l’histoire de l’Écosse. Je n’y suis jamais allé. Il faudrait.
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#1662
On fait des choses étonnantes, quand on est éditeur indépendant. Genre, ce matin aller avec un ordi et un scanner chez un vieux monsieur de 88 ans, ancien membre des Compagnons de la Chanson, pour récupérer plein de belles photos qu’il a pris autrefois. Pour l’iconographie d’un projet dans lequel se lance Nicolas Le Breton: la cathédrale, les ponts de Lyon détruits pendant la guerre, etc.
#1659
Vu le dernier Woody Allen, Whatever Works, drôle, outré et tordu à souhait (deux personnes ont quitté la salle pendant le film). Lu le dernier David Lodge, Deaf Sentence, intrigue d’apparence banale et un peu chiante mais finalement drôle et touchante. Suis en train de lire le dernier Jeffrey Ford, The Shadow Year, je ne sais toujours pas où il nous emmène mais c’est superbe, bizarre et inventif, sur l’imaginaire adolescent. Vu à la fil tous les films sur Harry Potter (je n’avais vu que le deuxième), les deux premiers sont un peu maladroits, ensuite ça devient très beau, mais avec des défauts de montage assez stupéfiants tout de même. Lu The White Goddess de Robert Graves, pas tout compris mais fasciné, j’y reviendrai forcément, la pensée magique est un sujet qui m’intrigue beaucoup.
#1658
#1657
Je parles assez peu de musique sur cette page — mais la musique constitue pourtant un élément important de ma vie. Pas un domaine dans lequel je suis investit créativement, je ne suis absolument pas musicien, mais un domaine où je suis purement… peut-on dire « contemplatif », pour de la musique? En tout cas, j’écoute, je complète mes collections, j’échange avec la seule personne que je connaisse qui partage mes goûts en la matière… Et parfois, je vais à des concerts. Le problème, c’est que ce qui m’attire le plus en musique, c’est le jazz-rock: vraiment pas un musique de djeun’s, exactement l’inverse, même. Samedi soir, je me trouvais donc à un double concert hommage à un vieux génie récemment disparu, le bassiste Hugh Hopper.
Première partie très belle et touchante, par Sophia Domancich, Simon Goubert, un excellent sax que je ne connaissais pas (Boris Blanchet), et… John Greaves à la basse à la place de son ami Hugh Hopper, John Greaves qui n’avait certainement plus tenu une basse durant tout un concert depuis des lustres. Superbe.
Deuxième partie plus froide et tonitruante, pas les mêmes effets, par une troupe menée par Jean-Rémy Guédon, avec entre autres Serge Adam à la trompette, un très jeune bassiste remarquable et bâtit comme un bucheron, et Didier Malherbe en invité surprise. De très beaux passages où l’ambiance douce du jazz de Canterbury était admirablement rendue, et puis d’autres plus jazz classique où ils perdaient un peu de vue les thèmes, mais tout cela était fort, émouvant — et puis, qui jouera encore cette musique, maintenant que Pip Pyle, Elton Dean et Hugh Hopper sont partis?

