#1646

Encore des brassées de rêves. Ce matin je vivais avec un garçon tout en haut d’un vieil immeuble, au dernier palier, dans un appartement aux murs chaulés de blanc, très dépouillé. Je suis rarement seul, dans mes songes. Julien venait me parler du texte sur Steranko puis nous descendions, la porte du bâtiment ouvrait dans une galerie marchande, toute jaune, sombre, nous croisions un môme japonais tout sanglé d’une belle veste en cuir, le vent soufflait, des feuilles volaient partout dans le centre commercial. De l’autre côté des colonnades, la rue était déjà dans le crépuscule. Je levai les yeux: un orage approchait.

#1645

Jamais content: il y a quelques années, j’aurais été fou de joie de l’excellent score des Verts. Plus maintenant, après avoir lu tant et tant de propos sauvagement libéraux de Dany-le-plus-rouge-du-tout. Ricaner de l’écroulement de la maison PS, oué, ça je peux encore. Et apprécier que le FG ait quatre députés. Ça oui. Assurément. Sinon, faut que je restructure complètement mon BR sur Harry Potter. Et qu’Isa restructure un chouïa le sien sur les oeuvres de Jane Austen. Mais tout baigne, le temps ne manque pas (ils sortent en novembre). À défaut de Londres, je commence à cogiter sérieusement à un bouquin sur Bruxelles. Et à préciser le synopsis pour mon deuxième polar jeunesse. Dehors il fait toujours frais, il pleut parfois, l’air est léger, le ciel en tumulte: j’aime. Les doigts bleutés d’une averse tapotent à la fenêtre.

#1643


Est-ce cette météo qui me va si bien (temps doux et frais, petites pluies, soleil atténué par de blancs nuages), est-ce la satisfaction — et la fatigue — du travail d’écriture sur la magie & ses écoles? Toujours est-il que je dors plutôt bien, ces dernières nuits. Et que je me souviens de mes rêves. Des songes urbains, comme toujours, où je croise Ellen Kushner à Manhattan dans un salon de thé spécialisé dans le chocolat chaud (en rêve ça ne me fait pas mal à l’estomac), où je suis à Londres avec mon oncle en attendant de bientôt aller y habiter (!), flânant dans les rues et traînant à la terrasse d’un bar avant la fin du jour… Londres me manque, c’est un fait, et j’ai vu l’autre jour dans une librairie parisienne une sorte de guide littéraire de Paris qui ressemblait fort à celui que j’ambitionne de réaliser sur Londres depuis trrrrès longtemps… Je pensais avoir un éditeur pour, et puis ça ne s’est pas fait. J’avais obtenu une petite bourse d’écriture pour, et puis je n’ai pas pu l’utiliser. C’est un peu frustrant, mais j’y arriverai, un jour, j’y arriverai.