#1265

Cette douce fraîcheur, la légère tension d’humidité dans l’air, le vent léger… Eh, pour un été pourri, v’là un été pourri comme je les aime! Pourvou qué ça doure, comme disait la maman de Napo (non, pas Sarkozy Mère, l’autre). Ça a fichu en l’air le concert piano solo de Philip Glass hier soir, zut, mais tant pis.

Je ne sais pourquoi, ce temps me donne envie d’écouter « Amakudari ». Cherchez pas: jamais sorti en CD. J’avais trouvé ce LP par hasard dans le temps, dans un bac de soldes. C’est un truc canadien, de la New Age tendance World indien. Très doux, pure atmosphère — un de mes albums cultes, absolument. Régulièrement j’ai ces accords qui me tournent en tête… Fort heureusement, mon paternel m’avait transféré sur CD quelques vynils, dont celui-ci. Mon autre album-culte-de-tous-les-temps est moins avouable (?): c’est un Supertramp. Mais le premier, le tout premier, que personne ne connaît: pas du tout dans le style soupesque de leurs succès postérieurs. C’était un LP dans un style Canterbury mâtiné de Nick Drake, très doux et anglais.

#1264

Avis, avis. Pas de panique: l’édition à tirage limité hardcover de l’essai sur Robert Heinlein, Solutions non satisfaisantes (par Ugo Bellagamba & Eric Picholle), va sortir aux Moutons électriques début septembre. Le livre est volumineux et la tâche de le relire/corriger délicate, nous avons donc préféré le sortir après l’été (plutôt qu’à la date-anniversaire du 7 juillet comme inititalement souhaité), afin de bien peaufiner un travail d’ampleur qui le mérite. Et la souscription n’est pas encore close!

#1263

Laurent Herrou rêve de moutons électriques, sur Slumblog:
« Au-dessus des buildings des vols d’étourneaux dessinaient des figures dans le ciel, c’était, je le savais, la raison pour laquelle je ne publierai pas aux moutons électriques, andré-françois ne signait que des livres avec un vol d’étourneaux au crépuscule sur la couverture. »

Je viens de faire un petit tour des nouvelles librairies indé de Lyon (il en pousse tous les mois, c’est dingue). Outre qu’elles sont toutes plus vides les unes que les autres, avec des rayonnages qui ressemblent à la recette pour étaler le plus finement possible très peu de beurre sur des tartines trop grandes, un des libraires m’a dit que les livres que je lui montrais étaient laids (« Nid de coucou » et le « Hercule Poirot »). Ben ça. J’suis vexé comme un pou.

Ça fait partie de la bo-bo attitude, ces nouvelles librairies branchouilles. Et ça gagne, ça gagne, la bo-bo attitude. Les rues du 6e arrondissement sont pleines de « p’tits restos » où l’on ne mange que sur des assiettes carrées ou dans des bols en inox, assis sur des chaises design. Légumes sautés au wok ou poisson à la vapeur. Les pentes de la Croix-Rousse, même chose. Découvert aussi une nouvelle librairie pour enfants, un nouveau bouquiniste (vieux polars à prix exorbitants) et une boutique Artoyz. Que des rayonnages peu garnis, mais avec élégance. Ah, pardon: on ne dit pas « vide », on dit « minimaliste ». Ça change tout, bien sûr.

#1262

En lisant tous ces Ian Rankin, récemment, j’ai été plusieurs fois intrigué par des références à un soda nommé Irn Bru. Késako? Et puis, voici que dans le nouveau Michael Swanwick, une jeune fée demande à boire… un Irn Bru! Eh bien, il s’avère que c’est un « soft drink » concurençant sérieusement Coca Cola en Ecosse, et même au-delà dans tout l’archipel britannique. Orange vif, ce lquide autrefois nommé « iron brew » aurait un goût vaguement citronné mais bien caractéristique… Amusant. Où ne va pas se nicher l’identité nationale!