#1246

À l’origine, j’avais créé ce blogue pour y tenir plus ou moins à jour une liste commentée de mes lectures du moment. Bon, j’ai dérivé… Mais parlons lectures, quand même. Puisque je suis l’un de ces étranges individus qui lisent encore des livres, imprimés sur du papier.

Jauni et fragile est le papier de celui que je lis actuellement: Londres de Paul Morand. Je collectionne les ouvrages sur Londres — et je les lis tous. Celui-ci qu’un ami vient de m’offrir est savoureux, un grand plaisir: la langue,d ‘abord, mais aussi ce délicieux décalage qui consiste à découvrir la vision d’un Londres de 1933. Parallèlement, j’avance dans Those in Peril de Nicolas Freeling. On connaît un peu cet auteur pour sa série des enquêtes de l’inspecteur van der Valk de la police d’Amsterdam — chef-d’oeuvre du polar de type « roman gris ». Ce tome-ci relève de sa série moins connue, sur le commissaire français Henri Castang. Le parti-pris de narration est assez déstabilisant (un point de vue omniscient d’un complet détachement) mais le roman est intéressant.

Auparavant, je venais de lire une nouvelle de Pierre Magnan sur le commissaire Laviolette (oui, « Bibliothèque rouge » oblige, je suis toujours très polar), trois nouvelles de Rex Stout, deux de PG Wodehouse, une de Martha Randall à sortir dans un prochain F&SF et que nous considérons pour Fiction, quelques nouvelles de Ian Rankin, et un polar de la série oubliée des « Soeur Angèle » d’Henry Catalan (de vieux Masques, version gentiment catholique d’un Paris à la Maigret). Ah, et puis mis un peu le nez dans un recueil de Ponge qu’on m’a offert.

L’orage gronde mais la lumière du jour reste vive, en dépit des quelques gouttes tombées à l’instant. Un peu de fraîcheur?

#1245

Un peu de pub ça ne fait jamais de mal…

Les Moutons électriques deux nouvelles souscriptions d’ouvrages à tirage limité — et pas des moindres: primo, un tirage de tête cartonné-relié-toilé sous jaquette, version numérotée de l’essai sur Robert A. Heinlein de Bellagamba & Picholle, à 45 euros (la « version normale » ne sortira qu’en février de l’an prochain).
Secundo, un coffret (très) spécial de David Calvo, limité à 13 exemplaires, la Calvo Box (4 livres + 1 DVD), à 99 euros. Deux très jolies « folies »!

#1244

Grr. Depuis deux nuits c’est « stupid nightmares time ». Pénible. Me souviens d’une ville provençale dont les places étaient entourées d’une sorte de rigole de fontaine, chaque fois emplie d’un sable brillant. Pas de quoi se réveiller angoissé. Et pourtant… Mais entre le « trop chaud » de la nuit » et le « trop froid » du petit matin », les moustiques, le rhume des foins… on ne saurait dire que dormir soit très confortable ces temps-ci. Grbml.

#1243

Entre deux relectures de « bibliothèque rouge » et de révision de traduction, aujourd’hui fut une journée de visiteurs: l’ami Jim à l’heure du déjeuner, l’ex stagiaire Anthony à celle du goûter, et pour le dîner mon fiston Axel. Ce dernier passa environ quinze fois le même morceau de son idole, Pete Doherty.

#1242

La vie aux Moutons électriques, c’est souvent très contrasté. Ainsi, cet aprem, tandis qu’Isa avec un sérieux imperturbable s’occupait sur l’iMac bleu de l’OCR d’un projet, André et Shinjiku sur l’iMac blanc resaissisaient une partie de la compta, perdue lors du récent crash d’ordi (et youpiii…). Dans le salon, le môme Axel révisait son droit européen sur le petit Mac noir. Jusqu’à ce qu’arrive la môme Félicité, pour une activité nettement moins sérieuse d’apparence…

Un instant, on aurait pu croire que les Moutons avaient décidé de se mettre au porno gay pour faire des thunes… Axel se mit torse nu, pour filer sa chemise à Shinjiku qui se déshabillait à son tour! Lequel Shinjiku (rasé de frais et cheveux lissés au gel) se rhabilla aussitôt, avec la chemise et le costume d’Axel, ainsi que le noeud-pape et les chaussures d’André — afin d’incarner… James Bond! L’idée étant qu’il pose comme modèle pour la couverture d’un des deux « Bibliothèque rouge » de la fin d’année, Les Nombreuses vies de James Bond — notre graphiste, Daylon, a chaque fois besoin d’un modèle sur lequel faire du « paint-over » pour créer sa couverture. Photographe émérite (elle fait partie des jeunes photographes mis à l’honneur dans le tome 5 de Fiction, avec Axel d’ailleurs), Félicité se mit ensuite à mitrailler notre Shinjiku beau comme un sous neuf, contre un mur blanc du salon dégagé pour l’occasion. Staaar.