#976

Mauvaise nuit. Des cauchemars odieux. Mais heureusement, mon ami Seb était là: au tournant du cauchemar dont je me souviens le mieux, soudain il fut là, au volant d’une voiture, me fit monter et commença à papoter l’air de rien, jusqu’à me ramener à la surface de la réalité. Ouf, merci Seb.

Bizarrement, ce matin à la table de petit déj’ David et Olivier tiraient également grise mine: plein de cauchemars eux aussi. Quelle méchante jument nocturne plana donc sur notre logis, cette nuit?

#975

Une journée à courir partout, pas mes préférées: chez l’imprimeur, chez la comptable, faire les courses, faire d’autres courses, passer à la Poste avec quelques tonnes de colis, filer au centre commercial acheter une photocopieuse… Enfin, tout de même passé à la librairie de bédé, dernière fois avant longtemps, d’ailleurs, car ils vont fermer un mois pour rénovation complète. Gosh. Jamais durant les longues-longues années où j’ai bossé là la moindre rénovation n’a-t-elle été envisagée… C’est bien, ce sera une autre page de tournée, je n’aurai plus trop l’impression de marcher sur mes propres pas en y allant. Bref, le deuxième fascicule du nouveau Tardi est paru. Superbe, cette idée de publier ça en grand format journal. Et, amusement, le gamin y recherche des polars de la collection « l’Empreinte » — dans laquelle je suis plongée en ce moment. Egalement paru, chic chic, le 3e tome de Roi des bourdons de David de Thuin — ciel, sur son site il annonce que le 4 est aussi dispo? Diable diable.

#973

L’adage calvesque du jour: « Je n’ai rien compris à cette histoire de navets rouges, moi ». Dans un tache de soleil, Jabule se tourne et se retourne, avant de bondir après un moucheron. Les doigts de pied en éventail, j’ai encore le nez dans un Nicholas Blake. Affalé sur le lit, le Likely Lad s’extasie sur les sons tour à tour rauques et aigrelets d’un CD qu’il vient de retrouver. Albert-le-chat passe en sautillant. Un barbare éructe dans la cour. Une moto grommelle puis se dissipe dans le jour d’un bleu violent.

#972

Calvo avance bien dans l’agencement final de son nouveau roman/recueil. J’ai quasiment maquetté le « Bibliothèque rouge » sur Hercule Poirot. Il fait formidablement beau et doux. Allongé hier sur le divan-lit déplié, je me disais qu’il ne manquait plus qu’un parasol planté dans le parquet poour se croire à la plage. Ces idiots de petits chats ne cessent de prendre des risques sur le bord des fenêtres (Jabule est tombée avant-hier). Je suis toujours fatigué, mais un peu moins. J’ai les yeux qui piquent.