#971

« Tiens, le rhinocéros a déménagé », profère-t-il au lever, une tasse de café à la main. Dans la chambre d’ami, Baudrillard et Tezuka voisinnent: David Calvo vient de débarquer à la maison.

#970

Pas la pêche. Rentré trop fatigué de Valenciennes, et ne me suis encore pas reposé hier, finalement. La maquette du Hercule Poirot avance à vitesse grand V, c’est déjà ça. Mais moral en berne. Des fois ma vie de curé me pèse un peu. Et réveillé ce matin avec un point de côté. Groumpf. Allez plutôt voir les photos de mon oncle Jean, tant de beauté ça requinque.

#969

Changement de programme: pas de train pour St Etienne ce soir avant 21h24, où ils « espèrent » mettre quatre voitures en place — j’avais acheté un billet pour le 19h15… Toujours la même chose: trop d’usagers désormais pour trop peu d’agents et du matériel de moins en moins roulant du fait de son usure. Nous payons des décennies et des décennies d’investissement exclusif des gouvernements dans la route et les autoroutes, au détriment d’un rail sous-développé. Bref, j’abandonne mes plans stéphanois et vais rester à ma maison: tant qu’à voyager immobile, autant le faire dans mon propre fauteuil plutôt que dans une rame TER atrocement bondée et en rade.

#968

Bouclé (il était temps) le scénario d’Ubik par Philip K. Dick, que je publie le mois prochain. Ouf. Ce soir, train pour St Etienne et dîner avec des copains. Demain, flânage dans cette petite ville pas si affreuse que veulent bien le dire les Lyonnais, avec le soir vernissage d’une expo de Pajak organisée par un ami: je deviens très mondain.