#961

Dérisoire: invité hier soir à tenir un stand lors de la conférence d’un historien, dans le cadre du festival lyonnais « Quai du polar », je me suis retrouvé… à improviser un exposé moi-même, l’historien ne s’étant pas pointé! Mais de ventes, zéro.

La semana proxima, je monte une fois de plus dans l’antre nordique de mon complice Mauméjean, afin d’explorer les arcanes de la biographie d’Hercule Poirot. Et pour dédicacer dans le cadre du festival de polar de Lens, aussi.

#960

Quel est l’ouvrage le plus bizarre de votre bibliothèque?

Pour moi, ce doit certainement être Des expérimentations lourdes de l’esprit et l’esprit expérimental infiniment léger de Kwi-Soo Sung. Un recueil sud-coréen de poésie… en Coréen! Offert et dédicacé par son auteur, le traducteur sud-coréen d’Arsène Lupin et de Fantômas (traduction du titre par lui-même, cela va sans dire). Très esthétique.

#959

« Tout ceux qui, à la différence des Hugo et des Zola, ne ressentent pas, au spectacle de la Nature, l’évidence d’une religiosité immédiate, d’une morale en action et d’une sorte de trop-plein mystique, risquent, non seulement de s' »ennuyer » aux champs, mais encore d’y subir une hémorragie de l’Etre. C’est peut-être l’une des significations les moins perçues de « Bouvard et Pecuchet ». L’examen méthodique du savoir conduit par les deux « héros » tourne au sabotage, à la destruction généralisée, non par qu’il est l’ouvrage incensé de deux imbéciles (que Bouvard et Pécuchet ne sont pas), mais parce qu’il est entrepris à la campagne. L’être du savoir ne résiste pas au choc du néant rustique. » (Jean Borie, préface d’En rade, chez Folio)

#958

Sonnerie du téléphone ce midi, alors que le riz en train de cuire commençait à embaumer la cuisine. C’était le transporteur, nous prévenant de son approche. Damned and gosh, j’avais demandé à être livré vendredi!

Qu’à cela ne tienne: nous sommes donc allé attendre le camion, et avons ensuite remonté les 600 exemplaires des deux belles nouveautés des Moutons électriques: le troisième tome de Fiction et le roman Neurotwistin’ de Laurent Queyssi. Au moment d’écrire ces lignes, le bureau s’encombre encore d’une centaine d’enveloppes de divers formats, mais un premier tour à la Poste vient déjà d’être effectué…

#957

Vu hier aprem Yves Bonnefoy, en conférence. Je ne sais qu’en dire, à part exprimer mon enthousiasme et mon admiration. Il y a de très nombreuses années de cela, lors de mes études à Bordeaux, j’avais vu une conférence d’Henri Laborit. J’étais ressorti admiratif de tant d’acuité, de verdeur, de verve, de brillance intellectuelle. Dans un tout autre domaine, j’éprouve le même sentiment cette fois: celui d’avoir approché un génie, qui sait nous éclairer, nous offrir un peu de sa lumière.

La matin même, alors que je venais de me faire un « crash course » sur Yves Bonnefoy, je lisais un petit entretien avec un autre poète que j’admire, Jacques Réda. Je devrais lire plus de poésie, en fait. Je ne connais vraiment pas assez ce domaine: un peu Réda, Michaux, Hardellet, Lacarrière, maintenant Bonnefoy, c’est tout… Il faut que je m’y penche plus: voilà, c’est une résolution.