#369

Miami, Thaïlande, Myanmar: des cartes postales aussi inattendues qu’exotiques, dans la boîte aux lettres ces dernières semaines. Et quoique je ne rêve pas à des destinations aussi lointaines, j’envie tous ces amis voyageurs. Quelle sottise: je suis allé à San Francisco une seule fois, il y a combien d’années? Six ans, sept ans? Et n’ai jamais trouvé le moyen d’y retourner: pas assez d‘argent. Que d’occasions perdues, alors que Bruno qui vit là-bas pourrait me loger. Mais toujours l’argent…

Alors je voyage immobile: recroquevillé sur un banc au centre commercial, ou sur une chaise à la bibliothèque, une petite heure par jour je pars à San Francisco faire enquêter mon détective privé. En essayant de me souvenir des paysages & des émotions de San Francisco.

Parlant de voyages, je viens d’en refuser un qui s’annonçait rébarbatif: pour Gérarmer, le festival du film fantastique. Une complète galère pour s’y rendre en train, non merci.

#367

« For as much as he relished the completion of a project, he had long recognized a special enchantment in the not-quite-done. It was the place of desire. A place beyond failure’s touch. In the In-Between there was no disappoinment, no dashed hopes, no consequences. »

(Patrick O’Leary, The Impossible Bird)

#366

« Daniel decided that the difference between life and books was that books left out all the boring parts. Thrillers were all suspense and propulsion. Mysteries were neat and dramatic. Life was a detour — frustrating, messy, endless. Well, not endless — it only felt that way. »

(Patrick O’Leary, The Impossible Bird)

Feeling kind of strange today… Mal dormi, mal à la tête, même maintenant le petit marteau continue à faire « boum, boum », la fatigue je crois — au point que je ne suis pas allé bosser cette aprem. Des années que ça ne m’était pas arrivé, ça, partir du boulot parce que malade. Enfin, pas malade-malade: malade-vaseux, malade-mal fichu, plutôt. Fébrile. *Pfff*

Ego-trip: reçu hier trois exemplaires du prochain numéro de Pavillon Rouge, le magazine de BD des éditions Delcourt (n°20, daté février). Fierté: je m’y étale sur 14 pages. « La reine de l’air et des ténèbres »: un long papier de présentation de la fantasy. Avec de vraiments chouettes illustrations par plein de beau monde, il m’a gâté, le rédac’chef.

#365

Il y a des journées comme ça où le monde semble subitement en total accord avec vous-même. Et en ce beau jour éclatant de neige l’harmonie fut de mon côté.

D’abord il y a eu Pat qui m’apportait des exemplaires de notre BD — bon d’accord, l’impression est carrément trop « grasse » & un peu criarde, il y a des tas de défauts agaçants (l’éditeur est un débutant, du genre pas doué…), ce n’est pas franchement une réussite de laquelle être super-fier……… Mais c’est tout de même ma première BD… Émotion.

Et puis un copain m’a signalé qu’on citait mon Dico dans le Libé du jour — bon, d’accord, juste un entrefilet mais c’est déjà ça.

Et puis j’ai (enfin) reçu un coup de fil d’excuses de l’Abbaye de Daoulas, me promettant qu’ils allaient m’envoyer le catalogue & me payer, ouf.

Et puis Chrystelle me prend un long article pour un prochain Faeries, chouette, & elle va tacher de réparer l’erreur informatique qui tronqua de sa fin mon papier du dernier numéro (sur Shepard, manquaient 5000 signes!).

Et puis Gilou va me payer les fiches de lecture en retard & m’a envoyé d’autres bouquins.

Et puis un autre copain encore m’a appelé, coup de fil rassurant/passionnant, prometteur de plein de bonnes choses — un vrai coin de ciel bleu.

Last but not least, j’ai bien écrit encore aujourd’hui — c’est important & très plaisant. Sentiment de plénitude.

…demain retour au bagne, dommage…