#1950

Au bout d’un moment, j’ai levé le nez de ma lecture et suis allé voir à la fenêtre. Des oiseaux, tant d’oiseaux: incroyable, et ce tintamarre! Sur l’immense grue qui domine mon coin de quartier, une grande foule de volatile, étourneaux je suppose, venaient de se jucher. Chaque centimètre de filin, la moindre surface, supportait une virgule noire. Je suis resté un long moment à les regarder, tandis que le soleil déclinait. Un perchoir géant, planté en pleine ville: je me sentais partagé entre émerveillement et hilarité.

#1947

On croirait que c’est fait rien que pour moi: un bout de Londres qui vient a Lyon. Expo d’affiches des transports anglais (métro et compagnies ferroviaires), au musée de l’imprimerie. Des documents de toute beauté, et en nombre: un grand pied anglophilo-esthétique. Et tout cela est d’un british absolu: songez qu’ils faisaient des affiches pour annoncer la floraison des asters ou des jacinthes, et que l’une est l’œuvre de la dame qui illustra ensuite la pochette de « Selling England By The Pond » de Genesis…

#1946

Bel anniversaire, merci Olivier. Hier soir, je fus invité au concert privé de Marillion organisé par le fan-club français, dans la banlieue lyonnaise. Enfin, pas tout à fait Marillion: Los Trios Marillos, la formation en trio — d’où des versions différentes, réarrangées, un bonne part d’improvisation, en tout cas une fraîcheur réjouissante. Bonheur complet, et cette voix, oh cette voix!