#96

Admiration. Fini de lire The Onion Girl de Charles de Lint.

*soupir de ravissement*

Un roman superbe sur le rapport à la souffrance & les traumatismes de la petite enfance. Traversé par de lumineuses descriptions (ah, qu’il est beau ce désert! Chaque scène située dans le morceau de paysage créé par Cody me semblait vibrer de chaleur & de couleur, parfaitement exotique & familier à la fois), et sous-tendu par une nouvelle exploration, sans doute plus complète que jamais auparavant, du mànidò-akì — le Pays des Rêves, l’Autre Côté, ce domaine infini que nous touchons un peu lors de nos songes & où s’incarnent les légendes.

Charles de Lint noue ensemble dans The Onion Girl quantité de fils qu’il avait laissé pendre librement dans ses très nombreuses nouvelles sur Newford — ses personnages favoris se croisent, interagissent, des éléments du passé ressurgissent, s’expliquent, chacun évolue. Nul doute que ce roman puisse se lire de manière isolée — mais en ayant connaissance des nouvelles, c’est encore plus satisfaisant, plusieurs épaisseurs subtiles l’enrichissant.

And by the way: un éditeur français s’intéresse enfin de façon sérieuse à l’idée de traduire chez nous l’oeuvre de Charles de Lint. Cool, il serait temps.

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