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« Le monde est soumis (…) aux grandes joies et aux déceptions non moins importantes de la curiosité. » (Pierre Mac Orlan)

Marcher dans la ville au soir tombé est une aventure, d’autant lorsqu’ayant un peu hâtivement conclu que l’on est rétabli, on a déjà beaucoup marché dans la journée. S’asseoir dans un nouveau bar est un soulagement et un plaisir, j’aime retrouver des amis dans des bistrots en soirée. Mais hélas, le vertige à nouveau et devoir rentrer trop tôt, étourdi par les bruits, les lumières, et encore dehors la chaussée vernie, les reflets des éclairages, les phares, les vélos, trop de tumulte pour une tête qui bascule un peu, donnant une légère teinte psychédélique au voyage retour. Le corps électrifié, lire jusqu’à tard dans la nuit, tendu et fourbu, les yeux qui piquent mais la cervelle si éveillée qu’au sortir de la douche il faille se précipiter pour prendre note dans l’urgence de deux scènes qui viennent de s’imposer.

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