Un vide : presque chaque mercredi, lorsque je pars me promener avec un ami, j’emprunte la rue Jules-Verne et ne peux m’empêcher d’avoir en passant un regard toujours surpris et admiratif pour cet espace, là, au creux entre les deux pentes. Un vide dans la ville, cerné d’habitations. Un beau terrain vert — une pancarte y annonçait fut un temps des travaux qui fort heureusement ne se sont pas concrétisés : zone inondable, ce creux est le passage d’un ruisseau. Dans une zone urbaine, à un pas de la route de Toulouse où poussent des barres hideuses, ce vide est un événement. Tout comme le silence complet de cette nuit, ce calme immense après le chambard, le fracas, le pandémonium des deux nuits de tempête.
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