#347

Matinée de travail, plaisante: nous nous sommes entendus, avec mon dessinateur Patrick Larme, sur la trame principale de notre deuxième album.

Car le premier est à peine terminé (pas tout à fait: encore quelques retouches de couleur & la réalisation de la couv), que nous devons déjà mettre en chantier le tome suivant.

Je pense qu’en janvier, lorsque cette bédé sera parue, j’irai poser une annonce à l’école Émile Kolh (juste en face de chez moi), afin de chercher un ou des autres dessineux — je veux tenter de lancer d’autres bédés, car cette voie d’écriture me semble la seule susceptible de me nourrir, un jour peut-être. Le scénario de bédé est une activité assez bien payée, rien à voir avec les misérables clopinettes que l’on peut grapiller en écrivant de la fiction ou des articles. Alors, ai-je un avenir dans ce domaine? Nous verrons cela. C’est en tout cas une voie qui demande à être explorer, je crois.

#346

À propos de mon expérience d’écriture/publication en ligne, le citoyen Fabrice dit qu’il « s’avère au final être un exercice littéraire particulièrement délicat car les retouches ne sont pas vraiment possibles. »

Hum, I beg to differ: je retouche bel & bien. c’est même un des aspects plaisants de cet exercice. La lecture en ligne m’offre un nouveau regard sur mon propre texte, que je réécris donc (légèrement) à volonté. Certes, mes quelques lecteurs ne doivent sans doute pas s’en rendre compte, mais je procède néanmoins à des « ajustements ». Il serait d’ailleurs grand temps que je copie/colle tout ça sur mon fichier d’origine…

Cette nouvelle, Passage, a une histoire un peu étrange: le début (ce qui correspond aux deux premiers « posts » sur le blog) était un rêve. En me réveillant un matin, j’avais en tête tout ce texte: je m’étais donc précipité sur l’ordi afin de tout noter, avant d’oublier. Et bien m’en avait pris! Car j’avais ensuite filé au boulot… et n’y avais plus du tout songé.

Vraiment plus: près d’un an après, farfouillant dans les fichiers des nouvelles inachevées de ce cycle, je vis que quelque chose se nommait « Passage », tiens, de quoi s’agissait-il? Surprise: mon début de texte, rédigé un matin alors que j’avais encore la tête dans le coton! Depuis cette redécouverte, l’envie me démangeais de la finir… J’en suis maintenant presque arrivé à la fin du texte rédigé: désormais, sans filet, il va falloir que j’écrive au jour le jour. Encore une expérience plaisante liée à ce blog d’un type un peu particulier. Fort heureusement, je sais où je vais avec ce texte — reste à voir si je vais y parvenir?

#345

Vu depuis l’autobus…

Au-dessus du clocher évasé de l’Hôtel-Dieu, un nuage d’un blanc lumineux se pose, prend la pose, au sein du gris sombre des cieux. Il s’effiloche par le bas, se fondant sur son voisin cendreux comme en quelques trainées de pinceau plat.

Au devant de cette scène, une péniche jette une note claire, jaune vif & vert acide, sur les eaux de plomb du Rhône.

Que j’aimerais être peintre.

#344

And once again: un autre ami vient de mettre en ligne, après quelques jours de tâtonnement, son propre weblog. Bienvenue donc au citoyen Guillaume et à sa Lune en feu. 🙂

Et je suis heu-reux: je viens juste de recevoir les stocks du nouveau Yellow Submarine, le dossier « extraterrestres ». Il est beau! Après un an d’absence pour cause de déboires éditoriaux, ça fait plaisir de renouer avec ma propre revue… (je prépare l’expédition aux abonnés/collaborateurs, la mise en vente en librairies sera le 28 de ce mois)