#2764

Dans le flot de tout ce que l’on écrit, il y a forcément des choses qui nous plaisent plus que d’autres, pour des raisons et à des degrés très différents. Ainsi je pense que ma longue préface à un recueil de Thomas Burnett Swann, pour Folio-SF, est sans doute l’un de mes meilleurs textes. J’ai également une grande tendresse pour mon deuxième polar jeunesse — las, celui-ci n’est jamais paru, la collection ayant été supprimée, et aucun éditeur ne daigne jamais répondre, je viens donc d’encore envoyer mes deux polars jeunesse à deux autres maisons… Les nouvelles formant le cycle de Bodichiev, que les Saisons de l’étrange viennent de publier en deux volumes signés Olav Koulikov, sont vraiment mon travail d’amour, la prunelle de mes yeux, et j’éprouve une grande émotion à ce qu’elles soient enfin disponibles, après une quinzaine d’années de refus divers et variés (enfin, pas si variés que cela : c’était toujours trop polar et pas assez SF, ou bien trop SF et pas assez polar). Les trois bios, celles de Holmes, Lupin et Poirot, me sont chères bien entendu. Et puis il y a un petit article, « Jeunesse des terrains vagues et de la rue », paru au sommaire du volume Jeunes détectives, les vies. Comme il est envisagé que ce recueil d’essais ressorte un jour en poche Hélios, je viens de le retoucher, y ajoutant en particulier un paragraphe sur ma lecture d’hier soir, un Daniel Picouly assez délicieux, dans le style farfelu de Pennac mais pour la jeunesse (Hondo mène l’enquête).

#2780

Bon, je l’ai déjà avoué en ces lieux, je m’amuse à signer d’un pseudo mon cycle des enquêtes de Bodichiev : Olav Koulikov, auteur surgit de cette uchronie. Et ce qui vient également de surgir, ce sont les premiers exemplaires du deuxième volume, chez la toute jeune maison Moltinus, qui a repris le destin des « Saisons de l’étrange ». Et je m’avoue fier, heureux, content.

https://www.moutons-electriques.fr//bodichiev-2

#2770

Promenade vespérale, dans cette douceur inattendue de l’air. Puis le cerveau se met en route à la vitesse des pas, c’est-à-dire lentement mais sûrement, et je songe à la manière de terminer, enfin, mon petit roman de cet été ; puis me viennent les arguments et la structure du grand papier que je dois rédiger demain pour un dossier de subvention. Rentré fourbu mais somme toute assez content, tant le travail semble s’être fait ainsi sans difficulté, de façon déliée.

#2757

À mon âge, je trouve plus important que jamais d’écrire comme s’il n’y aura aucune autre opportunité de publication d’un texte. Je retravaille ces jours-ci de A à Z le deuxième recueil signé Olav Koulikov, qui doit sortir en mars chez les Saisons de l’étrange (Souvenirs d’un détective à vapeur). Avec un regard reconnaissant sur les notes de l’éditeur et, surtout, une relecture ligne à ligne de tous les textes. Je resserre, je retouche, j’harmonise, c’est finalement le moment que je préfère dans l’écriture. Également bouclé un bref papier sur W. H. Hudson, pour l’intro de la traduction inédite que nous sortons en tirage limité chez les Moutons d’une utopie pastorale anglaise du XIXe siècle (Un âge de cristal).