#2424

Les mystères du rêve : j’explorais à la fois physiquement et par survol aérien un archipel au large de Vancouver, où aucune île ne se nommait Victoria mais où il y avait une île Bordeaux et plein d’autres, jusqu’à loin sur l’océan… certaines reliées par de larges passerelles en bois…

#2418

Que je sois heureux dans cette bonne ville de Bordeaux, au plus haut point, ne fait pas l’ombre d’un doute. Mais on en manque tout de même un tantinet, d’ombre, cette semaine, au point que des fois je me dis que j’aurai peut-être du déménager pour Aberdeen, une ville comme cela… Enfin, j’ai dormi une partie de cette nuit sur le matelas d’appoint, dans le salon, et retrouvé mon lit sous le toit aux petites heures fraîches. C’est curieux comme, l’été, je peux penser plus souvent aux amis perdus de vue. On croise tant de monde, dans une vie. J’ai rêvé ce matin de Vincent A., certainement le garçon le plus incroyablement beau que j’ai jamais eu la chance de connaître. Et me sont revenus en mémoire les clichés qu’un copain photographe avait pris de lui, que j’ai toujours regretté de ne pas avoir. Deux photos seulement, bien gravés dans mes souvenirs.

#2416

Sometimes I’m a queer bird. Foin de ce vieil Homo Sapiens, j’ai rêvé cette nuit que j’étais un Héron Sapiens, j’avais un grand bec jaune et c’est en voulant brosser les plumes qui me chatouillaient le visage que je me suis brièvement réveillé. Plus tard, j’ai aussi rêvé de corbeaux, je croa.

#2406

Mon sommeil en ce moment est difficile. Tumultueux. Et je me souviens d’avoir fait la nuit dernière un rêve assez étonnant, en tout cas inédit pour moi : j’étais une jeune femme, enceinte. Je ne sais plus quelle aventure je vivais, en compagnie d’un garçon aux cheveux roux, mais à un moment j’ai senti le bébé me donner un coup de pied – et je me suis réveillé avec un sévère hoquet.

#2389

Astar Mara. Cette nuit j’ai fait des rêves de courants océaniques, de routes liquides entre de hautes collines d’émeraude végétal, moussues et mystérieuses. Et il m’en est resté ces mots, « Astar Mara », me tournant sottement en tête au réveil. Il s’agit d’un terme du gaélique qui désigne les voies de circulation maritimes. Je l’ai retrouvé l’autre soir en relisant des passages de The Old Ways de Robert McFarlane, son si ample et si fascinant récit de longs voyages entrepris sur les sentiers ancestraux de l’archipel britannique. Astar Mara, le mystère de ces chemins que l’habitude et les conditions locales permettaient de tracer sur les portulans et de baliser dans les chants, ces passages sur l’océan d’île en île ou d’archipel à continent, forgés de traditions, de conventions et de coordonnées, alors que rien n’imprime l’eau, que tout s’y efface immédiatement.