Première fois que j’assiste en direct à l’éclosion d’une fleur. L’annuelle pivoine de ma terrasse se trouvait à l’état d’un gros poing blanc serré, ce matin, et assis dans le coin ombragé pour lire et écrire j’ai, relevant la tête au fil des moments, vu cette grande fleur peu à peu s’ouvrir, en quelque chose comme deux heures. Quant à sa senteur, « capiteuse » est le terme adéquat. Dans le ciel, un orage monte et gronde. La pluie fait sonner le métal de la table de jardin.
Archives de catégorie : journal
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Quelques oiseaux passèrent dans le coin de ciel abricot, cette échancrure du paysage visible depuis le vasistas. Des nuages s’élevèrent un moment en une brûlante forme angélique aux ailes déployées, à moins que ce ne fut un djinn dansant, avant que le crépuscule bleuté n’en éteigne les flammes. Les braises de ce coucher brasillèrent encore quelques minutes, s’abaissèrent derrière la crête des toitures en un trait de lumière citron, vers la paille, vers le blanc, vers le gris, et ce fut la nuit.
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Lente balade urbaine entre Quiconces et cathédrale, avec une pause pour saluer la mémoire de mon parrain, après une non moins religieuse halte à la grande librairie. Je me trouve en ces moments plaisants d’un nouveau roman où sans rien construire encore je prends des notes, rêvasse, rédige quelques lignes ou de longs paragraphes, sans liens autres que des inspirations momentanées et juste en tête le brouillard d’un décor de récit. Niveau lectures, du polar belge, entre Nadine Monfils et Hervé Picart, cela participe du mouvement.

