Assis au jardin il y a un instant, j’ai eu une « impression de plage » – la chaleur, une brise, et le bruit de la marée produit par le long passage d’un convoi de marchandise dans la tranchée ferroviaire. Un instant, en fermant les yeux, j’ai repensé à mon excursion de l’autre jour avec mon fils direction le Pyla. Je vais si peu souvent en bord de mer, bête piéton que je suis, je le regrette. Un peu de tristesse tout de même : beaucoup des arbres alentour ne présentaient plus que moignons calcinés ou troncs noircis, et le sable se jonchait non pas de coquillages mais de fragments noirs.
Archives de catégorie : journal
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« Tu es de plus en plus flemmard ! » se gaussait l’autre jour une amie à la langue piquante. Eh bien j’en accepte l’augure, n’ayant pas encore ce week-end l’impulsion d’écrire du Bodichiev – je n’ai rédigé qu’une simple phrase et pense m’en tenir là pour le moment. « La rivière, longue fin du loch Ness, se couvrait d’ombres noires et humides et de lueurs brisées. » Après tout j’ai deux mois et demi pour construire ces deux novellae et aucune urgence véritable que celle de mes envies ou non. Je me délecte de Ngaio Marsh, en dépit de l’homophobie de passage au tome 4.
#5021
Sport matinal : un peu de natation. A la brasse dans l’océan d’herbe, avec l’avoine rose comme écume et les centaurées comme algues. Destination le prunier — dont les fruits charnus ne sont pas encore tout à fait mûr, en mangerai-je jamais ? Et la haie centrale de la grande prairie, dont les arbres s’ornent de belles floraisons blanches — églantier ai-je constaté. Le paysage embaume le foin et aux abords de l’ombre pousse la menthe.


