Hier soir, dans le brouhaha du « club secret », un copain m’interrogeait sur le fait que j’ai écrit tant et tant d’articles et de bouquins. Comment ai-je fait ? Eh bien, je n’ai jamais cessé. Fouillant dans mon blog à la recherche d’un évasif souvenir de bibliothèque, je rencontre des mentions continuelles de « j’écris » ; c’est le seul secret, ne jamais cesser. En vérité, j’aurai pu écrire plus, je suppose. Enfin, maintenant que me voici approchant du rivage de la retraite, je m’y efforce toujours – en dépit du silence de la plupart des éditeurs. Je viens d’enfiler six articles, pour le plaisir (ils iront dans la relance de Yellow Submarine), deux nouvelles (commandes de deux revues), et je trime ces mois-ci sur un roman jeunesse. Ne serait-ce que pour m’occuper, pour faire bouger mon cerveau, pour me sentir toujours vivant. C’est tout. Je ne sais pas bien faire autrement.
Archives de catégorie : journal
#6310
Assis en terrasse d’un pub l’autre soir, je pris machinalement note que je vis passer des jeunes à capuche, des prêtres en soutane, un africain à bonnet, des punks à chien, une bourgeoise en fourrure sans manche, un Patrick à écouteurs, des jeunes en vélo, des vieux en vélo, une bourgeoise à brushing, un asiatique en blouse… mais aucun raton-laveur.
#6309
Je suis absolument fasciné par ces antres foutraques, outrageux et encombrés que se bâtissent certains bouquinistes, cavernes livresques invraisemblables. Hélas celui du bas Lormont n’est qu’un décor étonnant, ses prix étant également assez outrés. La visite est toujours hautement sympathique mais les achats impossibles… Je ne fis donc qu’une halte ce matin, lors de la rando urbaine du samedi.
#6308
Arrivée surprise du premier moment de l’année où je peux entrouvrir le vasistas de ma chambre sous les toits, ce qui la nuit me permet d’être bercé par la rumeur urbaine. Enfin, peut-être pas déjà cette nuit-ci : je ne suis pas tout à fait tiré d’un gros rhume, lorsque je rigole, je grésille encore comme un fumeur de Gitane maïs. Cependant je sens que mes jours à mimer un vieux chauffe-eau sont bientôt finis.



