Je devrais sortir plus souvent en fin de journée, afin de saisir le ciel, m’ébahir des nuages, bailler aux nuées. Curieux comme 58 ans après ma naissance, les formations nuageuses continuent à toujours me surprendre. L’immense couvercle en forme de planche de surf qui, bordée de soleil, refermait le ciel au-dessus du quartier ce soir, la dentelle rougeoyante à l’autre bout, une brume orange au fond des voies ferrées, une fumée lumineuse montant au-dessus de la caserne, un mur bleu-gris vers la gare que perçait la clarté des grues… que de spectacles aux quatre vents. Mieux vaut lever le nez un moment que de se laisser stresser par le boulot ou écraser par la fatigue.
Archives de catégorie : journal
#4061
Le ciel tardif s’habillait pour les fêtes hier soir, d’un citron vert strié de rose par-dessus les toits de la Victoire. Un peu plus tard je synesthésiais au concert de Minimum Vital, comme toujours leur belle musique d’un vert émeraude s’éclairant de percées solaires. Francis venant de me donner des Bibliothèques rose et verte, et comme je viens également d’en acheter à la brocante, je m’interroge un peu sur ces tonalités de fin de semaine.
#4058
WIP. « Le matin se dénouait lentement d’une brume à l’odeur de fumée nocturne, sous un ciel plat. Seul flambait en rouge le petit érable, vers le canal, sur un fond confus de buissons gorgés d’eau. Les bruits familiers de la ville et le chant réconfortant des oiseaux formaient une poussière sonore, vie ordinaire de la semaine dans un frisson d’automne. »
#4057
Un tantinet fourbu, après primo une nuit à mal dormir car un peu fiévreux, où j’ai donc pas mal cogité aux Mystères de l’Empire, un gros roman dans l’univers de Bodichiev auquel je commence à songer… puis sorti me promener vers 10h 30 et ayant traversé Bordeaux aller et retour à petits pas tellement piano qu’ils doivent être terriblement sano, ne suis rentré m’écrouler pour une sieste que vers 17h. Marché dans les rues aux ombres froides, apprécié la lumière d’automne qui ourlait les façades, croisé des tas de touristes espagnols aux conversations pleines de « donde », de « entonces » et de roulements, entendu des vieilles dames portugaises au bel accent chuintant, mangé avec des amis, regardé la flore des rues, humé le bon soleil d’octobre et froncé des yeux dans la lumière qui tavelait le fleuve.
