#2405

Entre deux essais… Fini de lire hier soir le dernier Lisa Tuttle, dont le titre révèle curieusement l’intrigue même : The Somnambulist and the Psychic Thief. Ce fut amusant et original – et tout même bien surnaturel, durant les 240 premières pages j’avais des doutes. A l’instar du dernier Kim Newman, voici un jeu fort agréable, que dis-je, assez jubilatoire, sur les ambiances et thématiques de la période victorienne, érigée en « moment » privilégié des imaginaires. Les littératures de l’imaginaire se forgent ainsi, bien au-delà du seul steampunk, tout un corpus référentiel et difficile à classer, d’une grande inventivité, d’une originalité vivace et ludique — j’adore ça, je vais d’ailleurs publier deux romans (français cette fois) de cette eau-là, un en octobre, l’autre en février, et je trouve que cela renouvelle de belle et littéraire manière les domaines SF et fantasy.

Laissé tomber Messieurs les ronds de cuir de Georges Courteline, sans le finir : je n’étais pas d’humeur. Trop de bassesse, de médiocrité, ce portrait est sans pitié, d’une férocité humoristique à la Guitry mais sans la lumière.

#2391

Semi-vacances : plus trop de choses à faire, je me relaxe donc. En lisant, lisant, lisant. Surtout. Et la lecture ça fait aussi partie de mon boulot, après tout, mais je peux vous dire que je n’y rechigne pas : les derniers manuscrits de nos auteurs sont ouahou-ouahou. Genre le petit recueil de nouvelles de Chloé Chevalier, formidable de maitrise. Le premier tome de la trilogie de fantasy urbaine de Mathieu Rivero, magnifiquement solaire. Le roman de Christine Luce, trouble et enivrant comme une absinthe. Celui de Robert Darvel, fou et captivant. Ça c’est de la lecture « pro » qui rime avec intense bonheur.

#2379

Dernières lectures… Peu de romans et beaucoup de « nature writing », dont le calme contemplatif est un baume contre le profond disquiet que m’inspire actuellement la situation du pays… J’ai d’ailleurs constaté avec intérêt que si une partie de ces ouvrages de réflexion / observation sur la nature sont l’œuvre de naturalistes, un certain nombre l’est également de poètes. Bref, j’ai donc lu Common Ground de Rob Cowen (la vie intime d’un triangle de terrains, que je me suis d‘ailleurs amusé à « aller voir » sur Google Earth) ; Strands de Jean Sprackland (un an d’observation d’une plage) ; To the River de Olivia Laing (promenade tout le long de la Ouse, la rivière où se noya Virginia Woolf) ; et relu le séminal Waterlog de Roger Deakin. Du côté des romans, seulement le beau et touchant Clay de Melissa Harrison (mais je triche car il s’agit encore de « nature writing », sous forme romanesque) ; et suis à mi parcours d’un superbe roman français de fantasy, Port d’âmes de Lionel Davoust.

#2378

 Bô ! J’ai fais un tour ce soir à l’expo des 25 ans des éditions Cornélius. Et que de belles choses sur les murs : 2 originaux de Gus Bofa, 2 de Dupuy-Berbérian, 1 de David B., quelques Menu et quelques Trondheim, un superbe Bottaro, trois merveilleux Blexbolex et des tonnes d’artistes que je connais peu ou pas mais qui, graphiquement, wow. Et plein de Blutch et de Micol, les deux invités d’honneur. Mirettes explosées.

#2369

Dernières lectures… Je lis actuellement et en les savourant lentement, précieusement, deux des plus beaux et originaux romans de fantasy qui soient : City of the Iron Fish de Simon Ings (1994, rééd 2014) et A Stranger in Olondria de Sofia Samatar (2013). Les deux sont à tomber. On the other hand, lu aussi deux Fantômette, et je viens de plonger dans la série de steampunk d’un certain Steven Harper, avec The Doomsday Vault, fort plaisant, de la bonne littérature populaire américaine actuelle, d’évasion. Enfin, j’avance fasciné dans l’énorme pavé L’École de Canterbury d’Aymeric Leroy, essai sur la forme de prog/jazz-rock qui demeure mon style musical favori.