Pluie, soleil, pluie, soleil : le jardin embaume, dans la légèreté des senteurs de verveine, menthe, tomate, chèvrefeuille et thym mêlées. Si je pouvais visualiser les odeurs je me trouverai au sein d’un fin nuage, que j’imagine comme un voile vert.
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Tout au long de la journée je fais quelques haltes par le jardin, juste deux secondes et deux pas entre une tasse de thé et un boulot. Et je lève le nez, simplement pour apprécier ces ciels bordelais, chevauchés de nuages, brusques, mouvants et très clairs. Ou ce soir encore, ces nuées sans consistance, légères et remuantes comme des fumées, qui s’effilochent dans l’éclat d’un jour finissant en une grande lumière plate, presque douloureuse.
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Un peu de jardinage, un peu de médecin, beaucoup d’écriture. Et puis la saison de Bodichiev approche, elle débute même déjà, par l’acceptation d’une enquête florentine pour la revue Fiction, l’imaginaire radical. Un peu de réécriture et de menues retouches, alors, ce matin. Le prochain roman de mon détective est en relecture, il faudra encore le peaufiner un brin avant de le lâcher à son (nouvel) éditeur, en vue de sa sortie au Festival Hypermondes. Ah oui, les anthologistes du recueil dudit festival ont aussi retenu une courte nouvelle du côté Bodichiev de l’univers. Et un autre récit dans le même monde attend la sortie de l’anthologie concernée, en début d’année prochaine.

