#2097

Un peu déprimé: tant la Région que le CNL ont refusé de me donner une bourse d’écriture. Mon vieux projet de « roman choral » sur les années 1980 à Bordeaux ne verra donc encore pas le jour. Et je vais continuer à tirer le Diable par la queue, aussi. Grave. *sigh*

On the plus side, j’ai reçu les « bons à façonner » (tirages non assemblés) de ma bio de Lupin et de l’essai de Jim Lainé sur les super-héros. Les deux sont impeccablement imprimés, comme toujours avec Beta Barcelona, loué soit leur nom (quand on compare au boulot minable que nous font les imprimeurs français, ah misère!). Le Lupin arrive demain matin, normalement. Et je boucle le très beau, très drôle et absolument passionnant Monty Python ! de Patrick Marcel.

#2096

Je lisais hier soir une nouvelle de Wodehouse avec ses personnages fétiches Jeeves et Bertie Wooster, et comme de juste en lisant ces dialogues j’ai entendu les voix de Fry et Laurie. Pour moi, leurs voix sont dorénavant celles des deux personnages, impossible de me les retirer de la tête. De même que lisant du Hercule Poirot, j’entends forcément la voix et l’intonation particulière que David Suchet a créé pour le personnage (et c’est vraiment une création, puisque l’acteur fait grimper sa voix de deux octaves pour cela). En revanche, pour moi Lupin n’a pas de voix — pas plus qu’il n’a de visage, c’est l’étrange caractéristique du gentleman-cambrioleur, par définition.

Mais le plus fort, c’est toujours Sherlock Holmes: avec lui, ce sont les acteurs qui deviennent Holmes, ce n’est pas Holmes qui prend leur voix. Holmes est, il existe, on le reconnaît à travers ses différents interprètes. Au point que même un jeune homme comme Benedict Cumberbatch peut être reconnu comme une excellente incarnation de Holmes alors qui ni son âge ni son époque ne correspondent.

#2095

Ah mince: j’ai oublié de fêter le dixième anniversaire de mon blog! Comme me l’a récemment rappelé mon webmestre favori, mon premier billet officiel date du 29 juillet 2001… Zut alors, je n’ai plus qu’à attendre le vingtième anniversaire, alors!

Tiens, du coup j’ai regardé un machin que je n’avais que rarement consulté: les statistiques du blog. Merci m’sieur Colin pour être de loin la meilleure « source de trafic » et d’être le premier « site d’origine » à part les recherches Google. Ces dernières ont quelques sujets étonnants: « anif kureishi the buddha »? « hangar en ruine »??

Ah, et en parlant de blog, on vient d’un ouvrir un officiel et tout et tout pour les Moutons électriques: http://blog.moutons-electriques.fr/.

#2094

Sur une idée de mon compère Fabrice, hier jour du patrimoine je suis allé me dégourdir les jambes. Et comme nous sommes tous les deux fils de cheminot, nous avons décidé de tester notre adn sncf: bon, à la gare des Brotteaux il n’y avait rien à voir à part une expo de petits trains, qui ne nous a guère excité, et à la gare de Perrache il n’y avait rien du tout, bonjour le programme des journées du patrimoine… Rien non plus à Château Perrache, idem. Nous étions quand même parvenu à visiter la maison du gouverneur militaire, dans le 6e arrondissement, ça c’était effectivement ouvert comme annoncé. Nous admirâmes donc dûment les ors et miroirs très Second Empire (un beau secrétaire dans la chambre du baron), les écuries (quelle classe, comme on a perdu en standing avec l’avènement du moteur à explosion), les deux ambulances datant de la Première Guerre mondiale… Puis en fin de journée, tout de même, nous prîmes un train spécialement affrété pour convoyer les curieux jusqu’au « technocentre » de La Mouche, le beau et immense bâtiment tout neuf qui sert de garage aux TGV. Là, nous avons constaté que nos gènes cheminots ne sont pas totalement dormants, en nous extasiant devant ces trois trains sur voies surélevées, mécaniques bien visibles. Et puis les pièces détachées, les pentographes, tout ça, tout ça… Bien chouette, comme visite. Pour finir, et en dépit de la pluie qui re-menaçait (mais j’avais pris la précaution de me munir de mon robuste parapluie anglais), nous rentrâmes par les rues du 8e, dont je ne suis guère familier, psychogéographant donc un peu pour clôturer une bonne journée.

#2093

Moment de douce nostalgie: regardé hier soir un très beau film d’Olivier Assayas, L’Heure d’été. Outre que la place qu’y occupent des oeuvres du musée d’Orsay ne pouvait que me séduire, toute cette histoire de maison de famille m’a rappelé de manière lancinante les maisons de mon grand-père, vendues et au moins pour l’une d’entre elles… toujours regrettée. De toute manière, il faut croire que je suis d’humeur mélancolique car je lis du Modiano (oui, j’aime beaucoup Modiano, tendre, mystérieux et psychogéographique).