Hum.
J’ai comme qui dirait écrit une sottise, dans mon entrée du 10: Philippe Claerhout, musicien du groupe XII Alfonso, me signale qu’il s’agit bel & bien de véritable accordéon, dans leur nouvel abum « Monet, vol. 1″… Oups. Pardon. :-S
Hum.
J’ai comme qui dirait écrit une sottise, dans mon entrée du 10: Philippe Claerhout, musicien du groupe XII Alfonso, me signale qu’il s’agit bel & bien de véritable accordéon, dans leur nouvel abum « Monet, vol. 1″… Oups. Pardon. :-S
Fini de lire le Sherlock Holmes de Thomas Day: L’instinct de l’Équarrisseur (chez Mnémos). Je crois que c’est la première fois que dans le format roman, Thomas Day demeure purement Thomas Day! Comme dans ses nouvelles, j’veux dire. Energie, violence, humour macabre, stupre & puanteurs diverses… Je ne saurai dire que j’aime vraiment, en tout cas pas à 100%, c’est beaucoup trop éloigné de mes goûts & je ne le lirai tout simplement pas s’il ne s’agissait pas d’un ami, mais une fois fait l’effort — et notamment celui de lire la première enquête, stylistiquement & psychologiquement incohérente, assez faible: on voit qu’il s’agit en fait d’une nouvelle déjà ancienne, & quels progrès il a fait depuis! — j’arrive à apprécier cette sorte de « baudelairisation » à outrance du récit.
Non: je n’apprécie guère Baudelaire. 🙂
Trop grotesque, grandiloquent, morbide, pour mon goût. Thomas Day c’est un peu le même trip, mais au sein de la littérature populaire. Amusant d’ailleurs de constater à quel point son imaginaire rencontre ici celui d’Alan Moore dans la Ligue des gentlemen extraordinaires: on retrouve dans L’instinct de l’Équarrisseur cette même propension à mêler hardiment quantité de héros de la littérature populaire circa Victoria… Sauf que l’Empire Britannique décalé décrit par Thomas Day est empli de cette violence grand-guignolesque qu’il aime tant mettre en scène, bien sûr. Et puis autre point de rencontre entre Moore & Day: la fascination pour le mythe de Jack l’Éventreur.
Je ne suis pas allé voir From hell au cinoche, tiens. La VO n’a fait qu’un petit tour & puis s’en va… Tant pis, la critique était globalement maussade.
En revanche, pour rester dans le ton je me suis regardé l’autre soir Meurtre par décret, un vieux film avec Holmes. Vieillot, même — mais plaisant. Et Pagel m’a enregistré derrière un autre téléfilm sur Jack, je vais donc rester dans le sujet.
Ce matin je me suis mis à lire un autre pastiche d’Holmes, mais nettement plus canonique: The Haunting of Torre Abbey par Carole Buggé. Ce n’est pas la moindre des étrangetés du roman de Thomas Day que de nous bousculer, sévèrement, dans nos habitudes de lecture. D’ordinaire, lire un pastiche de Holmes (& j’en lis un sacré paquet, avouons-le) est un pur exercice de « pantoufles littéraires », un chemin tranquille dans un univers balisé & connu, confortable. Thomas Day est tout sauf confortable…
Tardivement traduite en France chez Denoël (dans leur collection « Lunes d’encre »), la trilogie de Maître Li & Boeuf Numéro Dix, par Barry Hughart, est une oeuvre à part dans la littérature du merveilleux. A la fois érudite & délirante, bourrée d’humour & pleine de suspense astucieux, il s’agit d’une suite d’aventures magiques dans une « Chine qui n’a jamais existé » — un passé chinois mythique! J’adore ça, c’est comme une sorte de mélange tordu entre les enquête du Juge Ti par Robert van Gulik, et le cycle du Disque-Monde de Terry Pratchett… Ce fut un échec aux États-Unis — et ça ne semble pas marcher bien fort dans l’édition française non plus, hélas… Je ne sais pas trop ce qui « accroche », pourquoi le grand public n’est pas séduit par l’exotisme & l’humour de ces trois romans pourtant délicieux…
Tout ça pour vous signaler les coordonnées d’un entretien bref mais instructif avec leur auteur, Barry Hughart .
A lire: un très intéressant article à propos de la littérature gay — si tant est qu’une telle catégorie existe, et là est bien la question que se pose l’écrivain Philip Hensher, dans Gay Art Lite.
La dernière fois que j’ai (plus ou moins) compté le nombre de bouquins que j’ai entassé chez moi, j’étais arrivé à quelque chose comme 5000 volumes… Sans compter les bédés & les comics…
Bon, depuis j’en ai acheté quelques tonnes, mais je me suis également débarrassé de pas mal de choses — je fais souvent du tri, pas la peine de tout conserver, sinon je serai déjà mort étouffé sous le papier.
5000 bouquins qui m’attendent sur mes étagères, donc. Et combien de lu, sur ce nombre? Hum, la moitié, je suppose…
La moitié. 2500 bouquins à lire?! Et il m’en arrive continuellement d’autres — les SP des bouquins des copains, notamment (reçu ce midi L’instinct de l’équarrisseur de Thomas Day, chez Mnémos — un étrange décalage sur Sherlock Holmes & Jack l’Éventreur, que je vais lire sans tarder), et les titres à lire pour Denoël.
J’ai donc pris une Grande Décision, il y a peu: je ne vais plus acheter de bouquins, pour une période que je vais tacher d’étendre au moins jusqu’à l’automne prochain.
Plus rien acheter, du tout, du tout. Après tout j’ai de quoi lire jusqu’à la fin de ma vie — et un peu au-delà! — n’est-ce pas?
Ben tiens.
Non, plus rien du tout!
Faut que je soit ferme. Résolu.
Ou alors juste un par mois…
Ou bien deux, pas plus… 🙂