#321

Un rêve nippon

J’étais au japon, afin d’entrer en héritage d’un appartement qu’on me léguait, un duplex biscornu juché tout en haut d’une très grande & haute maison, dans une petite ville d’une région particulièrement montagneuse du pays.

Pour fêter ça, j’avais invité quelques copains — je me souviens qu’étaient là mon webmaster Gizmo, mon copine grenobloise Martine Loncan, ainsi que les bordelais Patrick Marcel & Laurent Queyssi. Il y avait également parmi mes invités un mangaka (dessinateur de bédé), et les membres de la famille qui habitait les premiers étages de la maison (dont de nombreux enfants & ados, portant tous un bandana bleu)… Nous descendions à la petite gare du bled pour prendre le train, direction « Sud », en bas de la montagne la plage…

#320

Je n’ai pas encore lu le nouveau Iain Sinclair — London Orbital: A Walk Around the M25 — mais je l’ai déjà acheté (je l’avais commandé d’avance!) et ce semble encore être une belle cinglerie sur l’exploration de Londres… Miam! 🙂

En attendant, une petite chronique dans le Telegraph: Walking in circles

Iain Sinclair is a heavy-duty version of Peter Ackroyd, a London visionary and crackling prose writer who veers between cheerful satire and apocalyptic horror. His books take the form of extended excursions through London’s more obscure backstreets (most notably in Lights Out for the Territory, and the novels White Chapell, Scarlet Tracings and Downriver) tracing history, following poetic footsteps, noting curious resonances. […] Here, Sinclair’s object is to circumnavigate, on foot, the M25, to discover if it is the « conceptual ha-ha [that marks] the boundary of whatever could be called London. (from Douze Lunes)

#319

Lu les douze fascicules du comics de JMS, Midnight Nation. Enfin, j’avais déjà lu les trois ou quatre premiers, il y a un moment, mais comme d’habitude j’avais laissé traîner le reste… Pour grand amateur que je sois de bédés, le fait d’en vendre/d’en voir toute la sainte journée ne me donne peut-être pas trop d’appétit, le soir lorsque je rentre chez moi, pour en lire… Pas un dégoût, mais une certaine forme de lassitude, disons.

Il est donc fréquent que je ne lise qu’avec un grand retard les quelques comics que j’achète.

Lu Midnight Nation, donc. Et c’est bien prenant, un scénario de fantasy urbaine à la Clive Barker ou Charles de Lint. Avec en sus cette métaphysique qu’aime JMS — mais ça n’est pas plus pesant que dans Babylon 5, heureusement. All in all, a good read.

Ah oui, et puis lu aussi La Vraie vie de Larcenet, sur scénar de Ferri: très amusant, et graphiquement un régal, ces gags sur les mésaventures de Larcenet s’installant à la cambrousse… Pas mal de trouvailles originales dans la mise en page, et un décalage constant du ton, de l’humour: chic!

#317

On croit rêver. L’autre jour, j’achète une Encyclopédie de l’Art, un gros bouquin au Livre de Poche. Je me disais depuis longtemps qu’il me fallait une encyclopédie de ce genre — c’est plutôt la peinture qui m’intéresse, mais qu’importe.

Seulement voilà, aïe! Après une minuscule poignée de recherches, ce bouquin en question me semble déjà d’un sérieux assez douteux… Outre que le nom de jeune fille de Sonia Delaunay n’y est pas cité (non plus du coup que son nom de naissance, qui est différent: elle fut adoptée toute petite par un oncle) — mais soit, nous dirons qu’ils n’ont pas la place pour de tels détails (?) — j’ai effectué comme d’habitude une petite recherche sur les artistes belges que j’apprécie — et qui sont presque toujours « oubliés » par les ouvrages français. Claus ou Spillaert sont absents, bien sûr. Mais pas Rik Wouters, qui a tout de même droit à une entrée, bien!

Bien? Hum, quoique… « Sculpteur belge »?! Mais, euh… Rik Wouters était un peintre?! C’est quoi cette histoire? Vérification faite, il a en effet fait de la sculpture au début de sa carrière… Seulement voilà: cette encyclopédie ignore qu’il est surtout célèbre pour ses tableaux, qui le rattachent au fauvisme. Ah ben bravo… Ça me donne terriblement confiance dans le reste des renseignements portés dans un tel ouvrage… 🙁