#452

Steampunk in real life

Il existe dans les collection du London Museum un curieux automate, l’un de ces astucieux joueurs d’échecs qui firent l’admiration du XVIIIe et du XIXe siècle. De manière fort amusante, le commentaire du musée ajoute à l’aura de mystère d’un tel objet — en précisant que lors du don, les héritiers de cet objet en retirèrent une pièce précise, inconnue, qui en permettait le fonctionnement.

Outre que je me demande si l’on verrait en France un musée faire preuve d’un tel humour pince-sans-rire dans un panonceau officiel de commentaire, j’admire l’astuce d’une telle affirmation — parvenant ainsi à renforcer la fiction selon laquelle ces automates du temps jadis possédait un élément mystérieux qui leur conférait quasiment une âme, ou du moins une intelligence. On songe au beau roman de Colin & Gaborit, Confessions d’un automate mangeur d’opium

L’essayiste Tom Standage vient de publier The Turk (The Life and Times of the Famous Eighteenth-Century Chess-Playing Machine), une étude sur l’un des plus fameuses de ses machines, ancêtres des IA auxquelles rêve notre science moderne.On peut en lire ici quelques extraits.

Et l’on se rendra ici pour visionner la vidéo du fonctionnement d’une de ces fascinantes mécaniques, un cygne en argent qui fonctionne encore (quoique devenu trop fragile pour être souvent mis en marche).

(source: Neil Gaiman)

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