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Cris de ville…

Il y a le cri estival: la voiture abandonnée par son propriétaire qui, dans la ville déjà dépeuplée, ulule vingt minutes durant à intervalle régulier.

Il y a le cri matinal: deux corbeaux en guerre qui s’invectivent d’une voix rauque, flap-flapant devant les fenêtres, au ras des toits.

Il y a le cri mundial: cette clameur collective qui certains soirs enfle soudain dans la nuit, sauvage, inquiétante dans son unanimisme, et qui déborde ensuite dans la rue avec vrombissements et klaxons.

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