#1071

Il s’agit d’un bâtiment bas, tout en longueur. Je m’approche par le côté où une bâtisse rectangulaire s’appuie à la voûte de béton de l’édifice principal. Il s’agit d’un bar, une baie vitrée courant sur toute sa longueur à mi-hauteur, un peu comme dans le fameux tableau d’Hopper. Une petite porte vitrée s’ouvre à l’endroit où je fini par arriver, à l’extrémité du bar. Un comptoir de couleur noir court sur le mur du fond, des tables sont disposées sous la baie vitrée. À l’autre extrémité, une double porte s’ouvre sur le paysage de cailloux irréguliers. Le bar est vide, rien sur les tables, il n’y a même rien sur les étagères derrière le comptoir, tout semble abandonné. Je pousse une petite porte, face à celle par laquelle je suis entré. Une porte pleine, cette fois, peinte du même vernis noir que le comptoir et les tables.

Je me retrouve dans le hall de la gare: sur la droite, sous une mezzanine, sont les portes principales, deux battants massifs décorés de losanges de verre. Un escalier aux marches larges montent sur la mezzanine, qui surplombe les voies. Au-dessus de ma tête, la voûte se poursuit en verrière, entrelac familier de poutres métalliques sombres, c’est bien une gare — s’il fallait en douter: les rails sont là pour en attester.

(à suivre)

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