#1151

« Nous sommes entrés dans une société où la marchandisation règne à tous les niveaux de l’espace domestique. (…) Il y a des gens pour qui la sortie dans les grands magasins est vécue comme une sortie culturelle. Les grandes surfaces sont un peu les « maisons de la culture » pour certaines catégories sociales. » (Jean-Pierre Durand, sociologue à l’université d’Evry, cité dans l’Huma)

Oué, la conso comme culture. Et plus aucune lecture. Même les classes aisées et cultivées ne lisent plus: nous hallucinions avec un ami, en parcourant dimanche les rues des pentes de la Croix-Rousse, quartier totalement bobo-ifié de nos jours, de la densité de cabarets et bars-concert au mètre carré. Ciné, télé et spectacle: la culture est entrée dans l’ère du tout saltimbanque. Du produit livre, il n’y a guère encore que la bédé pour se vendre. Jusqu’aux années 1990, était considérée comme best-seller une vente de livres au-delà de 100 000 exemplaires. Aujourd’hui, c’est tombé à 10 000 ex. Et la plupart des ouvrages sont bien heureux lorsqu’ils atteignent, péniblement, les 800 ex vendus. Le livre meurt, le livre est mort — almost.

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