#1378

Venezia jan 08 / 1

Arrivée à Bologne vers 5h du matin: tout ce que j’en verrai c’est la gare, vaste et asez belle, et la place devant elle. Il est un peu frustrant d’aller de Bologne à Venise et de ne rien voir du paysage: il fait encore nuit noire, tout est ombres grasses et lueurs fugitives. Lorsque le jour se lève, vers 7h30, c’est sur une campagne raidie de givre et gommée de brume, le monde derrière la vitre passe du noir profond à un blanc glacial.

Notre train régional marque de nombreuses haltes, et s’emplit peu à peu. La moitié des voyageurs descendent à Padoue. Le ciel qui s’éclaire de rose incertain et de bleu frémissant semble parfaitement dégagé. Au-dessus de la mer, une lumière abricot transforme l’autoroute fluviale en Turner. Le train file au ras de l’eau, seul au milieu d’un paysage liquide et étincelant. De rares mouettes grêlent le contre-jour.

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