#1421

Travailler sur le Frankenstein, et, pour une partie, sur le Dracula, ç’aura été me plonger dans le XVIIIe siècle et le début du XIXe, dans les Lumières et du côté de la Suisse, rencontrer La Mettrie, Vaucanson, Descartes, Erasmus Darwin, les Illuminatis, Cazotte, Sterne, Potocki, mais aussi Rousseau, Byron, Shelley, Trelawny, Hoffmann, Wilde, Stoker…

Ayant une image visuelle du XVIIIe plutôt marquée par Kenneth Brannagh, Peter Greenaway et Tilda Swinton, par exemple, je tâche par la musique d’entretenir cet équilibre entre véritable XVIIIe et vision post-moderne: j’écoute beaucoup de Philip Glass, du Michael Nyman, du Jean-Philippe Goude, et le « Orlando » de Sally Potter.

8 réflexions sur « #1421 »

  1. Branagh et Greenaway sont plus souvent XVIIe que XVIIIe, quand même. Je ne vois guère que Le Ventre de l’architecte qui ait des aspects XVIIIe et Beaucoup de bruit pour rien début XIXe (et Frankenstein évidemment). Et Orlando n’est pas spécialement XVIIIe. Barry Lyndon, Amadeus (tourné à Prague) auraient plus de véritable couleur locale XVIIIe.

  2. Personne n’ose évoquer le « Gothic » de Ken Russell, dans lequel Gabriel Byrne jouait Byron himself en personne, au milieu de sa bande, Shelley Mr et Mrs, le Doc Polidori, etc.?
    J’ai vu le film ado dans les années 80, n’ai pas osé le revoir depuis. Quelqu’un a eu ce courage ?

  3. Ouais, y a quelques années. Bah, c’est du Russell. Un peu moins excessif que dans ses œuvres les plus démentes, moins bouffon que Le Repaire du Ver blanc, par exemple, et assez anecdotique, en fait. Il y a eu aussi The Bride, avec Sting, qui se laissait regarder sans laisser de trace inoubliable.

    Je suis sûr qu’en cherchant un peu, on doit trouver moult versions de Frankenstein, et plus d’une de la garden party tragique qui conduisit à l’écriture du roman de Mâme Shelley. ^________^

  4. pas revu « Gothic », non, dont je garde un bon souvenir – mais je crains fort l’esthétique clinquante années 1980… 🙂

    et de toute manière, la « Bibliothèque rouge » étudie les textes, pas les films.

  5. Theodore Roszak « L’enfant de cristal »citation :je crois qu’à travers ce roman j’ai essayé de dire que le cinéma et tous les autres médias s’apparente au mythe de Frankenstein…etc. »
    Lu ds le figaro. 17/04/O8

    De mon hôtel… à Paris

    M.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *