#1767

Je déteste quand une boutique que j’aime se trouve contrainte, sous la pression économique, de réduire sa surface. J’ai alors l’impression d’une mauvaise uchronie, soudain un lieu que j’appréciais se trouve affreusement réduit, perd de son charme. C’est l’impression que j’ai eu il y a quelques jours en me rendant dans la grande boutique d’aquariums et d’animaux sur le boulevard proche. Grande no more: finies les longues rangées d’aquariums, la variété des poissons et des plantes, les cages d’animaux en tout sens, il n’y a plus que 5 ou 6 aquariums, tout est serré, terne.

J’avais déjà eu ce genre de sensation désagréable en découvrant, il y a quelques années, que l’immense libraire Murder One avait traversé la rue — pour devenir un petit machin étriqué. Et maintenant elle a tout à fait fermé, tout comme le bouquiniste Fantasy Centre ; je me demande ce qu’il y a encore comme très bonne librairie spécialisée à Londres…

Tout ça pour dire que je suis en train de lire des romans de l’auteur canadien Terence M. Green, que j’avais acheté au sous-sol SF de Murder One il y a des lustres. C’est Andrew Weiner qui me les avait conseillé, et puis je ne m’y étais jamais mis. C’est chose faite, je viens de dévorer Shadows of Ashland et je commence Witness of Life. rare que je lise du fantastique, mais j’aime bien celui-ci. Nostalgique, tendre, on se trouve très proche d’un Jack Finney dans l’ambiance, d’un Andrew Weiner ou du dessinateur Seth, aussi. Par ailleurs, Shadows of Ashland doit être le poche le plus beau, le plus étonnant que j’ai vu: la couverture est en calque.

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