#1952

Concert hier soir à la Marquise, une péniche sur le Rhône où je suis déjà allé plusieurs fois. Première partie, We Need Eleonor, un groupe lyonnais bien typique du revival Eighties actuel, au point que leur premier morceau évoque The Factory sur le refrain de « twenty four hour party people »… Le ton est donné: pour les djeun’s actuels, les Eighties sont la principale saveur nostalgique du jour. Ce qui ne lasse pas de m’étonner, puisqu’ayant été étudiant durant ces fameuses Eighties, je n’en avais pas spécialement apprécié les sons, les tendances, le diktat du clinquant et du sautillant, agressivité et superficialité… Et pourtant, malgré des sentiments fort ambivalents vis-à-vis de cette époque, je me surprends de nos jours à apprécier par exemple Foals, Interpol ou Good Shoes, des groupes marqués par ce revival. Comme si le recul et la réinterprétation valaient mieux que l’original, en ce domaine. Alors bien agréable, ces lyonnais avec leur chanteur à voix grave et leur guitare acide.

Mais la raison de la présence du vieux moi à ce concert, c’était ensuite: French Kitch. Un groupe de jeunes gens à peine majeurs, venus de St-Etienne. Et pourquoi m’intéresser à la musique sautillante et enjouée de ces mômes, me direz-vous? Parce que le batteur est Alain Girardot, fils du scénariste du strip « Le chat de Schrödinger » dans Fiction, vous savez, monsieur Jean-Jacques Girardot. Alors le jeuniste que je suis incurablement n’a pas résisté au plaisir de voir jouer Frenck Kitch, avec une si belle énergie, pour leur premier concert lyonnais en vedettes, et comme leur deuxième E.P. venait de sortir. Chouette soirée.

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