#2013

Il y a quelques années, j’avais lors d’un voyage à Londres ressenti un véritablement choc ontologique. Le vertige absolu: la réalité avait changé de nature. J’ai de nouveau ressenti une telle émotion hier, alors que je fouillais sur le web à la recherche de certains clichés londoniens.

Mon premier choc ç’avait été, me tenant sur le Millenium Bridge, de me retourner vers la City et d’y voir s’ériger, soudain, une tour surnuméraire: le Gherkin de Norman Foster. Je savais qu’on devait la construire, mais de la voir, là, en vrai, soudain — vertige. La réalité ne correspondait plus du tout à l’image mentale que j’en avais. Cette tour étrangement oblongue que je n’avais vu qu’en modélisation 3D, elle s’érigeait là, immense, énorme — car en plus, les courbes du Gherkin provoquent un étonnant effet d’optique, qui donne l’impression que la tour est bien plus imposante de loin qu’elle ne l’est en réalité de près. Sidération: avec cette tour, c’était le futur qui avait remplacé le présent.

Même choc hier, en découvrant un panorama à 360° de Londres où s’érigeait un élément monstrueux, impossible, immense: une tour sur la rive sud. Je mis un instant à la reconnaître — c’était The Shard, mais en construction. Ainsi donc, on bâtissait réellement cette tour géante? J’allais faire un tour sur Google Earth, et oui, j’y trouvais plein de photos du monstre à différentes étapes de son élévation. Sidération: The Shard, c’est plus que jamais le futurisme, l’intrusion d’une vision SF dans le réel. Vertigineux.

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